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Spectrophotomètre Infracord

 Fiche N°1090
Période de fabrication : 1950-1974
 Fabricant : PERKIN-ELMER
Domaines : Chimie
 Sous-domaines : Chimie organique
Organisme : Université Catholique de l'Ouest
 Ville : ANGERS Cedex 01
Modèle : 137 Infracord
 Matériaux : Acier, Chlorure de sodium, Composants électriques

Description


Le spectrophotomètre PERKIN-ELMER 137 Infracord est un appareil très simple
pour enregistrer le spectre infrarouge d'une substance organique. Il a été
véritablement le premier appareil de routine mis à la disposition des
laboratoires.
La source lumineuse en céramique,
fonctionnant à 1200°C, permet de couvrir le domaine 4000-667 cm-1 ou
2,5-15 microns. Le monochromateur est de type Littrow couplé à un prisme en
chlorure de sodium, le tout dans un compartiment étanche afin que la vapeur
d'eau atmosphérique ne puisse pas voiler les faces du prisme. L'appareil est à
double faisceau, la lumière traversant alternativement la cellule référence et
la cellule échantillon, grâce à un dispositif de disque tournant à fentes (beam
chopper). Le détecteur est un thermocouple. Sur le dessus de l'appareil un
tambour portant le papier d'enregistrement est solidaire du monochromateur.
L'avance de la longueur d'onde du monochromateur est synchronisée avec l'avance
du papier.
Les cellules porte-échantillon
utilisées sont constituées de deux pastilles en chlorure de sodium maintenues
sur un support permettant de les introduire sur le faisceau optique. On peut
utiliser une cellule démontable pour des films de liquides ou de solides, ou
des cellules à épaisseur fixe pour des solutions (0,025 à 1 mm). Il également
possible de placer un support pour les pastilles en bromure de potassium pour
les spectres d'échantillons solides (ils sont dispersés dans le KBr après un
broyage très fin).
La spectroscopie dans l'infrarouge
est une spectroscopie d'absorption. Les molécules qui absorbent en infrarouge
doivent posséder des liaisons polarisées.
L'échantillon est traversé par une
lumière complexe et on détermine quelles radiations manquent à la sortie,
c'est-à-dire quelles fréquences ont été sélectivement absorbées par
l'échantillon.
Le spectre se présente sous forme de pics correspondant aux groupes
fonctionnels présents dans la molécule; en l'absence d'effet électrique ou
stérique influant sur la fréquence de vibration, un groupement donné produit la
même absorption dans toutes les molécules.
La spectroscopie infrarouge est
une méthode très précieuse pour le chimiste organicien permettant d'identifier
des groupes fonctionnels et donc apporter des éléments pour la détermination
d'une structure, de contrôler l'identité d'une substance par comparaison avec
des spectres de référence, de suivre l'évolution des produits formés au cours
d'une réaction de synthèse.


Utilisation


Le spectrophotomètre PERKIN-ELMER 137 Infracord a été utilisé pour des
travaux de recherche dans le laboratoire de chimie de la Faculté des Sciences
de l'Université Catholique de l'Ouest à Angers.


  



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