| Période de fabrication : - | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : | |
| Organisme : musée Crozatier | Ville : le Puy-en-Velay | |
| Modèle : | Matériaux : |
Description
Cet appareil se compose d'un cylindre monté sur un axe vertical autour duquel il peut tourner. Sur sa face intérieure est disposée une bande de papier constituée par douze dessins représentant les différentes étapes du mouvement d'un trapéziste. Autour du centre du cylindre est fixé un ensemble de douze miroirs rectangulaires. Une bougie est fixée à l'extrémité supérieure d'une tige et d'un bougeoir d'où par une baguette métallique supportant un abat-jour.
Ce dispositif est placé dans un boitier dont le couvercle, percé d'une ouverture rectangulaire, peut être maintenu à la verticale. Sa face intérieure est peinte d'un décor.
Entre l'appareil et le couvercle est intercalé obliquement une planche, percée d'une ouverture rectangulaire entourée de miroirs, et sur laquelle est peint un second décor de théâtre. Une autre petite planche encore peinte se rabaisse pratiquement à l'horizontal entre le couvercle et la planche.
Utilisation
Le praxinoscope-théâtre était un jouet scientifique de la fin du XIXe siècle, inventé par Emile Reynaud en 1879, qui produisait l'illusion du mouvement.
Une bande de douze dessins, reproduisant les différentes étapes du mouvement d'un personnage, est introduite dans le cylindre. En le faisant tourner et en observant les reflets des dessins dans les douze miroirs, le personnage semble se mettre en mouvement par recombinaison des images par notre cerveau.
Un décor peint sur une planche est intercalé entre le praxinoscope et le couvercle. En regardant par l'ouverture pratiquée sur le couvercle, on observe le même personnage évoluant à l'intérieur de ce décor. De plus, des miroirs réfléchissent un autre décor situé sur la face intérieure du couvercle.
La première version de cet appareil, appelé praxinoscope jouet (sans les décors de théâtre) a été brevetée par Emile Reynaud le 21 décembre 1877 au Puy-en-Velay.
En 1882, il invente le praxinoscope à projection qui permet de projeter les images sur un écran.
En 1888, il se rapproche du cinématographe avec son théâtre optique. L'inconvénient des appareils précédents réside dans le nombre limité à douze images. Sa dernière invention contient plusieurs centaines d'images. De véritables histoires peuvent être racontées.
C'est au musée Grévin à Paris que sont diffusées les Pantomines lumineuses de 1892 à 1900.
L'affiche conservée au musée Crozatier constitue la première publicité pour la diffusion d'un dessin animé.