| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Coreci | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie inorganique | |
| Organisme : Université de Rennes 1 | Ville : Rennes | |
| Modèle : Pyrectron P2C5 | Matériaux : Métal, Verre, Cuivre, Plastique |
Description
Le régulateur de température Coreci modèle Pyrectron P2C5 est essentiellement en métal et en verre. Il présente en façade principale un galvanomètre étalonné en température (maximum de T° de 1600°C) et un petit onglet rouge réglable pour programmer la température souhaitée. Se trouve également sur cette façade un interrupteur électrique du secteur, deux voyants (un rouge quand le chauffage fonctionne et un vert quand il est coupé), une prise blanche d’alimentation du four et une petite prise circulaire pour connecter la sonde de température du four (un thermocouple Pt/PtRh). Ce régulateur
commande un relai électrique de puissance situé à l’arrière de l’appareil fourni par la firme « télémécanique » .
Le régulateur Pyrectron fonctionne en tout ou rien. La position de l'aiguille du galvanomètre est repérée et comparée à celle d'un index rouge par un capteur optique. Dès que la température du four dépasse l'index, la tension est coupée, si elle descend en dessous de l'index, le courant est rétabli via un basculeur à mercure ou un relais statique (selon modèle, boitier rouge à l'arrière). Le capteur de position de l'aiguille (placé dans la partie arrière du boitier) est animé d'un mouvement de modulation rapide de faible amplitude, ce qui permet d'anticiper les variations de température et d'obtenir une régulation à 2°C près, une précision excellente pour l'époque.
Il permet de programmer et de stabiliser la température des fours.
Utilisation
Ce régulateur de température était un appareil utilisé très couramment dans les laboratoires de chimie utilisant des fours à haute température.
Il permettait de régler la température de chauffage avec une excellente précision (+/- 1°C) et était relativement peu coûteux, car conçu pour des applications industrielles. Les fours étaient utilisés pour effectuer de nombreuses expériences de synthèse ou de recuit de produits qui étaient introduits dans des creusets, des nacelles en différents matériaux (céramique, silice, or, platine…) ou des tubes scellés de silice.
Le régulateur était acheté nu, son environnement était construit par le technicien du laboratoire : bâti, câblage extérieur, relais de puissance. L'ensemble était associé à un four (généralement construit au laboratoire), un autotransformateur (le four étant alimenté en basse tension) et un thermocouple (généralement fabriqué lui aussi au laboratoire).
Ce type de régulateur a été commandé en grand nombre au laboratoire au tout début des années 70 pour remplacer les régulateurs purement électromécaniques type Chauvin-Arnoux et a commencé à être remplacé dans les années 80-90 par des régulateurs électroniques. Cependant, compte tenu de leur robustesse et de leur simplicité d'utilisation, des régulateurs Pyrectron sont restés en service au laboratoire jusqu'aux années 2000.