| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Biomécanique, Physiologie | |
| Organisme : Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : | Matériaux : Métal |
Description
L'ergographe du professeur Mosso (Université de Torino) se compose de deux parties : un support et une partie inscrivante. Le support est une plaque de fonte garnie de coussinet sur laquelle on fixe la main. Elle est soutenue dans une position commode et ne peut faire théoriquement d'autre mouvement que du médius. Au médius est attaché un fil qui, après être passé par une poulie, se termine par un poids. L'expérience consiste à fléchir le médius en tirant sur le poids.
Sur le fil de traction se trouve un curseur métallique armé d'une plume qui écrit sur un cylindre le déplacement du fil et donc l'amplitude du mouvement du médius. Le système mécanique comprend trois poulies et une règle souple graduée en centimètres. La corde est attachée à la troisième phalange du médius. La seconde partie de l’appareil est le curseur enregistreur. Il se compose d’une plate-forme sur laquelle sont montées deux colonnettes qui portent deux tringles d’acier’; sur celles-ci glisse un curseur métallique , qui porte la plume pour inscrire les mouvements du doigt. Le curseur est relié par des crochets à deux cordes ; l’une est attachée au médius ; l’autre, après s’être réfléchie sur une poulie, se termine par le poids à soulever.
Le poids qu’on attache est de 2, 3 ou 5 kilogrammes. On comprend tout de suite que le doigt, en se fléchissant, tire sur la corde et soulève le poids, et que le curseur qui se trouve sur le trajet est déplacé sur les tringles de cuivre ; la longueur de son parcours est égale à la longueur de l’ascension du poids ; par conséquent, si on connaît le poids soulevé et si, d’autre part, on mesure le chemin parcouru, on peut évaluer en kilogrammètres le travail mécanique exécuté par le doigt en se fléchissant.
Le curseur écrit son déplacement sur un cylindre tournant très lentement ; la longueur des lignes des tracés est égale à la longueur de l’ascension du poids. On fait l’expérience en suivant les battements d’un métronome réglé pour battre un coup chaque deux secondes. On fléchit le doigt chaque deux secondes en soulevant le poids, puis on le laisse retomber ; les tracés successifs s’inscrivent en lignes droites les uns à côté des autres sur le cylindre qui tourne très lentement. On continue à soulever le poids jusqu’à ce qu’on soit immobilisé par la fatigue, ce qui arrive plus ou moins vite suivant les individus.
Utilisation
Cet appareil était une des parties constituantes de l'Ergographe de Mosso et servait à enregistrer les mouvements du doigt soumis à un poids.
Ergographe du professeur Mosso