| Période de fabrication : 1875-1899 | Fabricant : Hartmann & Braun (H&G) | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electricité, Magnétisme | |
| Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : | Matériaux : Bismuth, Bakélite, Métal, Bois |
Description
La spirale de Bismuth de Lénard, Hartmann et Braun, se présente sous la forme d'une tige métallique comprenant un disque de même nature à une extrémité et une partie cylindrique en bakélite noire à l'autre. L'ensemble est conservé dans un petit coffret en bois tapissé de tissus violet. Deux petites bornes électriques servent à relier le capteur à un pont de mesures de résistances électriques.
Cet instrument de mesure inventé par le physicien Lénard vers 1890 et construit par Hatmann et Braun sert à mesurer l'intensité d'un champ magnétique par exemple à l'intérieur d'un électroaimant. C'est un des premiers "capteurs" de mesure connus.
Utilisation
Retrouvée dans les collections de physique de la faculté des sciences de Rennes, cette spirale de bismuth a été achetée en 1897 (68,80) chez Binda, un revendeur d'instruments rennais. Elle a probablement été utilisée pour mesurer des champs magnétiques. Elle utilise la propriété de variation de résistivité électrique du bismuth avec l'intensité du champ magnétique. La résistance R de la spirale est mesurée en branchant les deux bornes électriques à un appareil de mesures de résistances (pont de Wheatstone par exemple). Une table fournie permet de faire la correspondance entre R et l'intensité du champ magnétique. Une courbe de variation avec le champ nous a été fournie par J.F. Loude (musée de physique, université de Lausanne).
Ce capteur, inventé par Philippe Lénard, a été diffusé par la firme Hartman et Braun vers 1894. Il est constitué d'une bobine en fil de bismuth de 20 mm de diamètre et de 1 mm d'épaisseur. Sa résistance électrique varie linéairement avec l'intensité du champ magnétique (environ 20-25 ohms). Il peut être utilisé pour mesurer des champs magnétiques dans des espaces très étroits (entrefer d'un électro-aimant par exemple). Cet exemple montre que la notion de "capteurs" utilisée actuellement dans tous les domaines de la métrologie a une ancienneté certaine.