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Actinomètre de Jules Violle

 Fiche N°3607
Période de fabrication : 1900-1924
 Fabricant : Ducretet
Domaines : Physique
 Sous-domaines : Thermique, Thermodynamique
Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu
 Ville : Rennes
Modèle :
 Matériaux : Métal, Verre

Description

L'appareil conçu par Jules Violle (1841-1923) et construit par Ducretet se compose de deux sphères métalliques concentriques entre lesquelles on peut soit placer de la glace, soit faire circuler un courant d’eau chaude ou froide, afin d’assurer une température constante de l’enveloppe intérieure. L’intérieur est noirci pour absorber le rayonnement solaire. L’appareil possède deux ouvertures sur un même axe permettant aux rayons solaires de traverser l’appareil. Un thermomètre est placé au centre de la sphère intérieure par un orifice prévu à cet effet et son bon positionnement peut être vérifié à l’aide d’un miroir fixé sur le support de l'actinomètre et placé à la sortie. Grâce à un diaphragme circulaire à ouverture variable, on va pouvoir faire varier le rayonnement du soleil et fixer l’orientation de l’instrument en direction de celui-ci.
Une des difficultés rencontrées dans la mesure de la température du Soleil vient de l’atmosphère que traversent les rayons solaires. Ainsi, les conditions météorologiques, l’heure, le jour, l’altitude modifient le pouvoir d’absorption de l’atmosphère dans un rapport très considérable, faisant ainsi varier les résultats.


Utilisation

Cet actinomètre a été retrouvée dans la collection d'instruments scientifiques de la faculté des sciences de Rennes et acheté par les professeurs pour effectuer des mesures thermiques.
Jules Violle est un physicien connu pour ses travaux sur la photométrie, le rayonnement et la calorimétrie. Il va diriger également le laboratoire de physique de l'École Normale Supérieure à Paris, où notamment Henri Abraham, Pierre Weiss, Aimé Cotton et Jean Perrin réalisèrent leurs travaux de recherche pour le doctorat. Il publie de nombreux articles sur la détermination de la température effective de la surface du soleil. Sa détermination de la constante solaire à l'aide d'un actinomètre, le conduisit même à faire plusieurs expériences au sommet du Mont Blanc (1871-1875).





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