| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Richard Heller | |
| Domaines : Physique, Santé | Sous-domaines : Optique, Imagerie médicale | |
| Organisme : Université de Rennes | Ville : Rennes | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Carton, Métal, Verre |
Description
Retrouvé dans les collections de la faculté des sciences de Rennes, ce fluoroscope, encore appelé criptoscope, est constitué d'un cadre de bois sur lequel on trouve un écran fluorescent jaune à base de platinocyanure de baryum. Le dos de l'écran est recouvert d'une feuille de carton claire. Le numéro d'inventaire E-10-300 indique que cet écran a été acheté en 1907 auprès de la firme Richard Heller au prix de 170 francs. Un cadre de bois muni d'une plaque de verre, marqué aussi du même numéro d'inventaire, a aussi été retrouvé. Ce cadre, de même dimension que le fluoroscope, était positionné sur un tube métallique support.
Comme l'indique la fiche d'inventaire, la feuille en platinocyanure de baryum était sensible au faisceau de rayons X. Ce type de plaque était utilisée par Wilhelm Röntgen, lors de sa découverte des rayons X en 1895.
Utilisation
Cette plaque retrouvée dans les collections d'instruments de physique de la Faculté des sciences de Rennes était utilisée en radioscopie et pour étudier les rayons X dès 1907. Ce type d'instruments était vendu par Richard Ch. Heller, distributeur en France des appareils de Max Kohl, grand constructeur allemand, autour de 1900. Il figure d'ailleurs au catalogue de Max Kohl de 1904.
L'objet en cours d'examen, était exposé aux rayons X, est vu à travers l'écran sur lequel apparaît l'image radioscopique produit par la fluorescence. On utilisait généralement pour cela du platinocyanure de baryum, déjà utilisé par W. Röntgen lors de ses premières expériences sur les rayons X . Celui-ci note qu'un carton couvert d'un côté de platino-cyanure de baryum devient fluorescent lorsqu'il est frappé par les rayons émis du tube, et ce jusqu'à une distance de deux mètres.C'est le début de la radioscopie.