| Période de fabrication : 1875-1899 | Fabricant : Siemens & Halske | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electrotechnique | |
| Organisme : Université de Lille | Ville : Villeneuve d'Ascq | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Laiton, Cuivre |
Description
L'électrodynamomètre Siemens est composé de deux bobines fixes superposées en fil de cuivre et d'une bobine mobile. L'une des bobines fixes est en fil plus fin que l'autre et d'un nombre de tours plus grand. La bobine mobile n'est qu'à une seule spire. Elle est suspendue à une extrémité d'un ressort. L'autre extrémité du ressort est reliée à une tête mobile, solidaire d'une aiguille se déplaçant sur une graduation en degrés. Le cadre porte également une deuxième aiguille. Le socle est en bois et une plaque rédigée en allemand est fixée au dos de l'appareil.
La bobine fixe au fil fin sert à la mesure des courants jusqu'à une certaine valeur. L'autre sert à la mesure des courants plus intenses. Le courant est amené à la spire mobile par deux godets de mercure à la partie inférieure. Lorsqu'aucun courant ne passe, les deux aiguilles doivent être au zéro. Lorsqu'un courant passe dans l'appareil, le cadre mobile est dévié. L'aiguille du cadre est alors ramenée au zéro de la graduation en tournant la tête mobile, ce qui tord le ressort et crée un couple antagoniste. La deuxième aiguille sert à repérer la position normale du cadre mobile, c'est-à-dire de telle sorte que les axes des deux bobines soient perpendiculaires. L'électrodynamomètre Siemens est un appareil destiné à mesurer l'intensité d'un courant.
Utilisation
L'électrodynamomètre Siemens a été acquis par l'Institut de physique de Lille en 1885, avant que l'enseignement de l'électricité industrielle n'y débute en 1894 avec M. Brunhes. Il a servi à des mesures industrielles, avant l'usage des appareils électrodynamiques (ampèremètres, voltmètres, wattmètres). Malgré le mercure et la légèreté de la suspension, l'appareil est présenté comme transportable dans les ouvrages de l'époque.