| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Edison Swan | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electricité | |
| Organisme : Université de Lille, Sciences et Technologies | Ville : Villeneuve d'Ascq | |
| Modèle : | Matériaux : |
Description
Ce galvanomètre comprend une aiguille aimantée variant sur le cadran
gradué de 70° de part et d’autre du zéro central, trois bornes, ainsi que deux
bobines à fil fin : la bobine de quantité Q, qui a une résistance de
2 ohms, et la bobine d’intensité « I », qui a une résistance de 100
ohms.
L'aiguille aimantée d'axe horizontal est libre, elle s'oriente suivant
la composante du champ magnétique terrestre du lieu. Lorsqu'un courant passe dans les bobines, il crée un champ magnétique qui agit sur l'aiguille.
Celle-ci dévie et se place suivant la composante magnétique résultante de ces
deux champs. La déviation est d'autant plus forte que le courant est important.
La bobine Q, reliée à deux bornes, est utilisé pour tester les batteries. La
bobine I, reliée à deux bornes, est utilisée pour localiser les défauts dans
les lignes téléphoniques en utilisant une résistance en série. Un courant
électrique de 140 mA à travers la bobine Q produit une déviation de l’aiguille
de 30°. Un courant électrique de 10 mA à travers la bobine I produit une
déviation de l’aiguille de 50°.
Utilisation
Cet instrument de type électromagnétique a été utilisé en télégraphie militaire pour vérifier les batteries, trouver les défauts, identifier et numéroter des fils. Il n’est pas destiné à mesurer le courant absolu ou à faire partie d’un ensemble télégraphique fonctionnel. Il s’agit d’un appareil anglais, très probablement laissé par l’armée britannique à la Faculté des sciences de Lille lors de la Première Guerre mondiale, puisque l’étui en cuir comporte l’inscription : R. Stafford, 1917.