| Période de fabrication : 2000-2024 | Fabricant : Sébastien Motreuil | |
| Domaines : Biologie | Sous-domaines : Biologie du développement, Biologie animale, Ethologie | |
| Organisme : Université de Bourgogne | Ville : Dijon | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Polychlorure de vinyle (PVC), (inconnu) |
Description
Cet appareil a été fabriqué en 2014 par Sébastien Motreuil, ingénieur d’étude au sein du laboratoire Biogéosciences. L’appareil se présente sous la forme d’un tube PVC transparent vertical avec deux compartiments aux extrémités en PVC opaque. Il permet d’isoler les œufs fécondés des poissons et de remplacer les soins parentaux prodigués par certaines espèces de poissons. En haut du compartiment inférieur, les œufs issus d’une même ponte sont disposés sur un filet d’une maille de 1 mm de diamètre (type moustiquaire sans traitement) ne laissant pas passer les œufs. A l’intérieur du tube transparent, un bulleur envoie de l’air comprimé. Celui-ci est relié via un tube d’aquariophilie à un compresseur à air. Le compartiment supérieur est fermé en haut à l’aide d’un autre filet identique au précédent empêchant les alevins une fois éclos de sortir du système. L’incubateur est ensuite disposé dans un grand aquarium afin d’être complètement immergé. Lorsque l’air est envoyé, les bulles formées s’accumulent dans le compartiment inférieur sous le filet jusqu’à former une bulle plus importante qui, avec l’augmentation de la poussée d’Archimède finit par traverser le filet après quelques secondes. Cette grosse bulle en remontant brusquement va d’une part oxygéner les œufs et d’autre part les déplacer et les retourner, mimant ainsi ce que font naturellement les parents.
Utilisation
Ce prototype a été réalisé pour les expériences de François-Xavier Dechaume-Moncharmont et Cécile Schweitzer de l’équipe Ecologie Evolutive du laboratoire Biogéosciences. Il sert à optimiser le nombre d’alevins survivants après éclosion en évitant le cannibalisme filial. Il permet aussi de standardiser les soins parentaux apportés aux œufs fécondés issus de différents parents et ainsi d’écarter les variations des taux d’éclosions et de survie des alevins dues aux soins variables prodigués par des parents différents. Ce dispositif permet, in fine, de comparer le succès de reproduction de différents poissons en contrôlant les facteurs liés aux variations dans les soins parentaux des couples.