| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Sébastien Motreuil | |
| Domaines : Biologie | Sous-domaines : Biologie du développement, Biologie animale, Ethologie | |
| Organisme : Université de Bourgogne | Ville : Dijon | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Polychlorure de vinyle (PVC), (inconnu) |
Description
Cet appareil a été fabriqué en 2014 par Sébastien Motreuil,
ingénieur d’étude au sein du laboratoire Biogéosciences. L’appareil se présente
sous la forme d’un tube PVC transparent vertical avec deux compartiments aux
extrémités en PVC opaque. Il permet d’isoler les œufs fécondés des poissons et de
remplacer les soins parentaux prodigués par certaines espèces de poissons. En
haut du compartiment inférieur, les œufs issus d’une même ponte sont disposés
sur un filet d’une maille de 1 mm de diamètre (type moustiquaire sans traitement)
ne laissant pas passer les œufs. A l’intérieur du tube transparent, un bulleur
envoie de l’air comprimé. Celui-ci est relié via un tube d’aquariophilie à un
compresseur à air. Le compartiment supérieur est fermé en haut à l’aide d’un autre
filet identique au précédent empêchant les alevins une fois éclos de sortir du
système. L’incubateur est ensuite disposé dans un grand aquarium afin d’être complètement
immergé. Lorsque l’air est envoyé, les bulles formées s’accumulent dans le
compartiment inférieur sous le filet jusqu’à former une bulle plus importante
qui, avec l’augmentation de la poussée d’Archimède finit par traverser le filet
après quelques secondes. Cette grosse bulle en remontant brusquement va d’une
part oxygéner les œufs et d’autre part les déplacer et les retourner, mimant
ainsi ce que font naturellement les parents.
Utilisation
Ce prototype a été réalisé pour les expériences de
François-Xavier Dechaume-Moncharmont et Cécile Schweitzer de l’équipe Ecologie
Evolutive du laboratoire Biogéosciences. Il sert à optimiser le nombre d’alevins
survivants après éclosion en évitant le cannibalisme filial. Il permet aussi de
standardiser les soins parentaux apportés aux œufs fécondés issus de différents
parents et ainsi d’écarter les variations des taux d’éclosions et de survie des
alevins dues aux soins variables prodigués par des parents différents. Ce
dispositif permet, in fine, de comparer le succès de reproduction de différents
poissons en contrôlant les facteurs liés aux variations dans les soins
parentaux des couples.