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Station d'altitude de Chaux-des-Prés

 Fiche N°77
Période de fabrication : 1950-1974
 Fabricant : (Inconnu)
Domaines : Agronomie
 Sous-domaines : Amélioration des plantes
Organisme : INRA
 Ville : Chaux-des-Près
Modèle :
 Matériaux : Onduclair, Acier

Description

La station d'altitude de Chaux-des-Prés se compose de deux serres mobiles et d'une station météorologique. Les deux serres mobiles sont automatiques : fermées en cas de pluie ou de neige, elles sont ouvertes quand le ciel est clair pour laisser les plantes exposées au froid.
La première serre mobile a été construite en 1959. L'installation consistait d'abord en une serre se déplaçant sur rails et permettant de tester 900 lignées. Sa couverture en onduclair assurait une bonne luminosité. Une deuxième serre a été fabriquée en 1962, portant la capacité d'accueil à 2300 lignées. Cette deuxième installation a été complètement rénovée en 1981 suite à son effondrement par la neige. Un système de fermeture automatique des serres, en cas de pluie ou de neige, a amélioré le fonctionnement de ces installations. Une station météo automatique (type Cimel-Enreco 411) a été installée en 1994 et permet de recueillir les données météorologiques par minitel ou ordinateur depuis Dijon. Cette station météorologique est reliée au réseau de Météo-France. La station d'altitude de Chaux-des-Prés installée à une altitude 876 mètres est située dans un couloir sensiblement orienté nord-sud. Elle fait partie d'un couloir dépressionnaire qui s'étend sur 50 km entre la vallée de la Bienne et la haute vallée du Doubs, et qui comporte deux lacs à chaque extrémités : le lac de l'Abbaye et le lac de Saint Point. Les deux localités importantes sont Saint-Laurent et Mouthe. Cette région surnommée la petite Sibérie est connue pour être la plus froide de France.


Utilisation


Cette petite station, unique en Europe, teste depuis 1949 la résistance au froid des céréales et, plus récemment, des pois d’hiver. Elle a permis la sélection et l’inscription au catalogue français de nombreuses variétés de céréales résistantes au froid. Le terrain est préparé dès la mi-septembre : labour léger, rayonnage, préparation des graines sur des bandes kraft. Fin octobre a lieu un premier comptage des plantules levées. Ensuite, des notations régulières des dégâts foliaires sont effectuées après chaque vague de froid. En n de saison, on compte les plantes survivantes et une note est attribuée à chaque variété.
Une étude des gènes de résistance au froid, par marquage moléculaire, sur une collection mondiale de blés, a été menée par l'Institut fédéral de Technologie de Zurich. Cette station a aussi permis la mise au point d'un modèle de prévisions des dégâts de froid en fonction du stade des plantes, des températures précédant l'arrivée des vagues de froid (endurcissement) et de la détermination des seuils de résistance des variétés témoins. Elle a été utilisée par le Stefce (INRA Avignon) pour des tests de matériels en conditions extrêmes.


 



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