| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Giravions-Dorand | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique, Chimie analytique | |
| Organisme : Université Catholique de l'Ouest | Ville : Angers | |
| Modèle : 75CD-Four FD-2 n°383/ Electr.75-E2 n°81-82 | Matériaux : Acier, Composants électriques |
Description
Le chromatographe GIRDEL 75 CD est constitué de plusieurs unités.
Un four pouvant recevoir 2 colonnes en acier inox (diamètre 1/8 de pouce), ou
capillaires, avec système de régulation du chauffage. En façade est visible le bloc
injecteur avec son système de régulation de la température, et 2 détecteurs à
ionisation de flamme.
Deux électromètres, un par colonne, dont les sorties sont reliées à un
boîtier de commutation (75-COM-1) qui permet d'envoyer l'un ou l'autre signal
sur l'enregistreur.
Il possède aussi un enregistreur LINSEIS type LS4.
Le gaz vecteur est l'azote et la perte de charge est réglée pour chaque
colonne. Les détecteurs sont alimentés en hydrogène (bouteille sous pression et
détendeur) et en air (petite pompe à membrane).
La chromatographie est une puissante technique de séparation des
constituants d'un mélange. Très schématiquement les constituants du mélange à analyser
sont introduits dans une colonne où ils sont plus ou moins adsorbés sur une
phase stationnaire. Une phase mobile (liquide ou gaz) injectée dans la colonne
élue les constituants du mélange qui sortent les uns après les autres à
l'orifice de la colonne. La méthode peut être analytique ou préparative.
Dans la chromatographie en phase gazeuse, l'échantillon est vaporisé et injecté
en tête de colonne. L'élution est assurée par un flux de gaz inerte (azote,
hélium,...) qui sert de phase mobile. A la sortie de la colonne, le flux gazeux
passe dans un détecteur relié à un électromètre qui envoie un signal électrique
à un enregistreur, ou à un calculateur, ou à un ordinateur. La surface des pics
observés étant proportionnelle à la quantité de substance, l'intégration permet
de déterminer le pourcentage de chacun des constituants. Le détecteur le plus
courant est le détecteur à ionisation de flamme. L'effluent de la colonne est
mélangé avec de l'hydrogène et de l'air et ce mélange est enflammé
électriquement. La pyrolyse des composés organiques produit des ions et des
électrons capables de conduire l'électricité à travers la flamme. Une
différence de potentiel de quelques centaines de volts est appliquée entre
l'orifice du brûleur et une électrode collectrice. Le courant résultant (de
l'ordre de 10-12 A) constitue le signal d'entrée d'un amplificateur
opérationnel à haute impédance. On trouve aussi des détecteurs à conductivité
thermique, à capture d'électrons, à émission atomique, thermoionique,
électrochimique...
L'appareil GIRDEL est un appareil exclusivement analytique. La présence
de deux colonnes remplies de phase stationnaires différentes permet de faire
deux analyses du même échantillon dans les mêmes conditions expérimentales.
Utilisation
Le chromatographe GIRDEL 75 CD a été utilisé pour des travaux de recherches
dans les laboratoires de chimie de la faculté des sciences de l'Université
Catholique de l'Ouest à Angers.
La chromatographie a été découverte au début du 20ème siècle par le botaniste
russe M. TSWETT.