| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Spectra Physics | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique | |
| Organisme : Université Catholique de l'Ouest | Ville : Angers | |
| Modèle : HPLC | Matériaux : Acier, Composants électriques, Composants électroniques, Verre |
Description
La chaîne de chromatographie liquide à haute performance modulaire Spectra Physics est
constituée des éléments suivants : une pompe SP 8700
1, un module d'injection SP 8750, un détecteur UV-visible SP 8440, un détecteur réfractométrique différentiel SP 6040, un intégrateur-calculateur SP 4200 RX+ et un collecteur de fractions GILSON 201.
La pompe et son module de contrôle peuvent fonctionner soit en mode
isocratique, soit en mode gradient binaire ou tertiaire (avec trois réservoirs
pour les solvants et système de dégazage des solvants à l'hélium.
Le module d'injection est équipé d'une chambre de mixage statique et
d'une vanne bypass.
Le détecteur UV-visible est à longueur d'onde variable équipé d'une
lampe au deutérium (190-600 nanomètres).
L'intégrateur-calculateur permet le tracé des
chromatogrammes et l'intégration des surfaces des pics afin de connaître la
proportion de chacun des constituants.
Le collecteur de fractions GILSON 201 est utilisé pour la collecte de fractions
en mode semi-préparatif.
La chromatographie est une
puissante technique de séparation des constituants d'un mélange. Très schématiquement
les constituants du mélange à analyser sont introduits dans une colonne où ils
sont plus ou moins adsorbés sur une phase stationnaire. Une phase mobile
(liquide ou gaz) injectée dans la colonne élue les constituants du mélange qui
sortent les uns après les autres à l'orifice de la colonne. La méthode peut
être analytique ou préparative.
En chromatographie en phase gazeuse l'échantillon liquide ou solide doit être
vaporisé dans un injecteur à une température de l'ordre de 200-250°C. A cette
température, un grand nombre de composés organiques ne sont pas stables. La
chromatographie liquide à haute performance CLHP (HPLC pour les Anglo-saxons:
High Performance Liquid Chromatography), évite cet inconvénient car en règle
générale injection et séparation dans la colonne se déroulent à température
ambiante. Le phénomène met en jeu le principe de partage entre deux liquides
non miscibles. Il implique que les substances à séparer soient solubles dans
les deux phases, mais avec des solubilités différentes. La phase stationnaire
est un liquide immobilisé sur un support par adsorption ou formation de
liaisons chimiques covalentes. La phase mobile est aussi un liquide dont les
interactions avec la phase stationnaire doivent être très réduites (polarités
différentes). Elle traverse la colonne sous une pression qui peut atteindre 400
bars grâce à la pompe d'injection et ces conditions font que les temps
d'analyse sont courts. On utilise soit un solvant pur (méthanol,
acétonitrile...), soit un mélange de composition fixe (mode isocratique), soit
un mélange évoluant selon un gradient qui peut être binaire (eau-méthanol, eau-acétonitrile...)
ou ternaire (eau-méthanol-acétonitrile...). La composition du mélange est
assurée par un module sur lequel on programme le choix des solvants, la
quantité de chacun d'eux et le débit à l'intérieur de la colonne (il doit être
rigoureusement constant). La pompe et son module de commande SP 8700 permettent
de tout faire avec un seul instrument.
Utilisation
La chaîne de chromatographie liquide à haute performance modulaire a été
utilisée pour des travaux de recherches dans les laboratoires de chimie de la
faculté des sciences de l'Université Catholique de l'Ouest à Angers.
La chromatographie a été découverte au
début du 20ème siècle par le botaniste russe M. TSWETT.
Collecteur de fractions