| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Nonius | |
| Domaines : Chimie, Physique | Sous-domaines : Cristallographie, Cristallographie | |
| Organisme : Université de Rouen | Ville : Mont-Saint-Aignan | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Composants électriques, Verre |
Description
Cette chambre dite "de Weissenberg" de marque Nonius est un instrument d'analyse par rayons X. Elle est principalement constituée d'une chambre cylindrique horizontale, d'un porte échantillon (fixé sur une tête goniométrique) et d'un collimateur et dans son prolongement une lunette d'observation. L'ensemble est fixé sur un lourd socle métallique bleu reposant sur quatre vis calantes. L'axe de la chambre d'analyse coïncide avec l'axe de rotation du cristal analysé. Un film argentique de 35 mm tapissait ce cylindre pour enregistrer
les traces de diffraction. Un cache cylindrique, concentrique et intérieur à la chambre est évidé suivant une fente circulaire dont la largeur et l’abscisse par rapport au cristal sont réglables. La chambre peut se déplacer suivant son axe, ce mouvement étant lié à celui du cristal de telle façon que le déplacement soit proportionnel à l'angle de rotation. L'asservissement s'effectue par un système de câbles, de rubans d'acier et d'engrenage.
Utilisation
Une
chambre de Weissenberg permet d'observer des cristaux isolés jusqu'à leur
structure atomique (par différence avec la chambre de Guinier qui sert à
identifier des poudres en observant leur spectre de diffraction). Le faisceau arrive par un
collimateur et frappe le monocristal placé sur une tête goniométrique
permettant de le faire tourner. Cette chambre était utilisée
au sein du laboratoire de chimie de l'université de Rouen . Elle fonctionne avec des films argentiques. Afin
d’obtenir des images nettes, le temps d’exposition variait entre 2h et une nuit
entière. Le personnel qui utilisait cet appareil le laissait en général toute
la nuit, revenait le matin récupérer le film afin de la passer au révélateur
puis au fixateur. Il faut noter que la forme cylindrique de l’appareil pouvait
entrainer une déformation des résultats. Il fallait donc interpréter ces
derniers à l’aide d’un abaque. Au sein
du laboratoire Sciences et Méthodes Séparatives (SMS) de Rouen, cette chambre était également utilisée pour collecter des intensités
par utilisation de la méthode du triple film : le passage d’un film à
l’autre permet ainsi de connaître les intensités. Cette méthode est valable
pour des mailles petites, symétriques et simples.
Grâce à cette méthode, des structures ont été résolues mais ce travail pouvait
demander plus d’un mois d’analyses et de comptage.