| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Etablissement E. Charpin | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Médecine | |
| Organisme : Centre Hospitalier Universitaire de Rouen - Musée Flaubert d'Histoire de la Médecine | Ville : Rouen | |
| Modèle : Ranima | Matériaux : Plastique, Métal |
Description
Ce ventilateur manuel Ranima est constitué d'un insufflateur en métal et caoutchouc relié par un tuyau souple à un masque. L'insufflateur était raccordé à la source d'oxygène. La compression du soufflet provoquait l'insufflation pendant que la valve automatique sous la pression d'insufflation se fermait vers l'extérieur. Ceci permettait de reproduire les phases inspiratoires et expiratoires de manière artificielle. Au dos de l'appareil un système de pince permet de fixer l'appareil à la ceinture du praticien. Le patient était installé en décubitus dorsal avec la tête en hyper-extension, le praticien se plaçait derrière la victime en tenant sa mâchoire inférieure.Il maintenait fermement le masque, les doigts en crochet sous la mandibule et pressait de l'autre main l'insufflateur à intervalles réguliers de l'ordre de 15 à 20 pressions par minute pour les adultes et de 20 à 30 pour les enfants. La compression du soufflet provoquait l'insufflation pendant que la valve automatique sous l'effet de la pression d'insufflation se fermait vers l'extérieur.
Utilisation
Ce type d'appareil conçu dans les années 60 est considéré comme l'un des premiers ventilateurs modernes. Le Ranima avait le net avantage d'avoir un encombrement réduit, une robustesse soulignée par les médecin s et un prix relativement modéré. C'est pour cette raison que l'appareil a longtemps été employé par les sapeurs-pompiers et les médecins urgentistes. Preuve de son ergonomie, il disposait d'une boucle métallique afin de pouvoir le transporter un peu partout avec soi. Le seul inconvénient est qu'il fallait disposer d'une ceinture solide car il pesait relativement lourd. En outre il était conseillé d'avoir deux personnes à disposition lors des interventions, l'une pour activer le soufflet et l'autre pour tenir le masque sur le visage de la victime. Indépendamment de son emploi pour la réanimation des asphyxies, l'insufflateur Ranima pouvait être également employé par l'anesthésie car la valve automatique fonctionnait aussi bien en valve à expiration externe, en respiration spontanée, en système ouvert, qu'en valve directrice dans un circuit fermé lorsqu'elle était munie d'une embouchure d'expiration spéciale. Cet exemplaire fait partie des collections du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen - Musée Flaubert et d'histoire de la médecine de Rouen.