| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : CGR (Compagnie Générale de Radiologie) | |
| Domaines : Matériaux, Physique | Sous-domaines : Cristallographie | |
| Organisme : Université de Lorraine | Ville : Vandoeuvre-lès-Nancy | |
| Modèle : tube CG 345-1 | Matériaux : |
Description
Cette anticathode (ou anode) en métal émaillé gris faisait partie d'un tube à rayons X démontable, avec peut-être une cathode en verre ou en métal qui a été perdue. Le caractère démontable du tube permettait de pouvoir changer facilement l'anode, ou de pouvoir la tourner afin qu'elle présente aux électrons des faces composées de différents métaux. On peut ainsi émettre des rayons X de diverses longueurs d'ondes selon les travaux de recherche effectués. Des tubes similaires figurent dans des catalogues des années 1960.
On produit les rayons X en établissant, dans une enceinte à vide, une haute tension électrique entre deux électrodes. L'une des électrodes est un filament de tungstène chauffé par une source de courant auxiliaire à quelques volts. C'est la cathode, chargée positivement, tandis que l'autre, l'anode est chargée négativement. Un courant d'électrons est émis par la cathode, accéléré par le champ électrique créé par la différence de potentiel, vient frapper l'anode.
Sous le choc, certains atomes de l'anode sont ionisés.
La longueur d'onde des rayons X émis dépend de la nature du métal constituant l'anode.
Sur une chambre de diffraction, les rayons X projetés sur un cristal permettent de connaître sa structure cristalline. En traversant le cristal, les rayons X sont en effet renvoyés dans des directions bien spécifiques qui dépendent de la longueur d'onde des rayons X, des dimensions et de l'orientation du réseau cristallin. L'image obtenue s'appelle un diffractogramme. Elle permet de connaître les dimensions de la maille cristalline, les symétries de la structure cristalline et, après de lourds calculs, la densité électronique de la maille cristalline.
Utilisation
Ce tube à rayons X a été utilisé à la Faculté des Sciences de Nancy, au laboratoire de minéralogie/cristallographie.