| Période de fabrication : 1850-1874 | Fabricant : Elser A. ; Elser A. ; Elser A. | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Médecine | |
| Organisme : Cnam Champagne-Ardenne | Ville : Reims | |
| Modèle : Mayor n°1 | Matériaux : Etain |
Description
La sonde de Mayor se présente sous la forme d'un tube creux en étain, arrondi à l'une de ses extrémités qu'on nomme le bec et dont l'autre extrémité, le pavillon, est ouverte. Le tube est cylindrique, d'un diamètre d'environ 5 mm sur toute sa longueur. Le bec est percé d'un trou, l'œil, situé sur la face concave de la sonde, à un peu moins d'un centimètre de son extrémité. Celle-ci est pleine et sans cul-de-sac afin d'empêcher l'amas de matières organiques à cet endroit qu'il serait difficile de nettoyer parfaitement. Le pavillon est muni d'une plaque transversale, qui facilite le maniement du tube et sert de point de repère au chirurgien, lui permettant de savoir dans quelle direction se trouve le bec lorsque la sonde est dans l'urètre. Cette plaque porte la mention Elser. A. et Strasbourg ainsi que le numéro 1. Elser était coutelier et fabricant d'instruments de chirurgie à Strasbourg. Le numéro 1 nous indique qu'il s'agit de la plus petite sonde de Mayor. Il en existe 6, numérotées de 1 à 6, et dont le diamètre varie de 5 à 10 mm par pas de un.
Utilisation
La sonde de Mayor était utilisée pour le cathétérisme dans les cas de rétention d'urine, de resserrements de l'urètre ou de fistules urinaires. Cette opération consiste à introduire dans le canal de l'urètre une sonde qui permet de le dilater et quand cela est possible de vider la vessie.