| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Médecine | |
| Organisme : Cnam Champagne-Ardenne | Ville : Reims | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Métal, Verre |
Description
Cet appareil a été conçu par Paul Rousselot afin de produire de l’eau d’argent par électrolyse. L’eau d’argent, aussi appelée argent colloïdal, est une solution aqueuse contenant de très fines particules d’argent en suspension. L’appareil comporte un support en bois, un transformateur, deux électrodes en argent pur et un bocal en verre. Les électrodes sont fixées sur un petit morceau de bois carré mobile le long d’un rail. Ainsi elles peuvent être éloignées du transformateur afin de dégager le bocal. Pour faire de l’eau d’argent, le bocal est rempli jusqu’au trait noir avec de l’eau - voire de l’eau distillée - fraîche, puis il est remis en place sur l’appareil. L’appareil est branché sur le secteur. Le courant électrique circulant entre les deux électrodes provoque l’électrolyse de l’eau, c’est-à-dire sa décomposition en dihydrogène et dioxygène. L’argent des électrodes est oxydé par l’oxygène et se dissout dans l’eau, produisant de l’argent colloïdal.
Utilisation
L’eau d’argent est un antiseptique très actif qui présente l’avantage de n’être ni irritant, ni toxique, ni caustique à faible dose. Microbicide et bactéricide, elle fut employée, avec des succès divers, dans le traitement de beaucoup de maladies : grippe, fièvre typhoïde, diphtérie, infection puerpérale, pneumonie, méningite, etc. D’après la 5ème édition du Précis de Pharmacie Chimique de Crolas et Moreau de 1923, l’eau d’argent brûle et détruit les toxines, neutralise l’action de certains virus, augmente la résistance de l’organisme et la leucocytose.
Paul Rousselot utilisait cet appareil pour fabriquer de l’eau d’argent pour son usage personnel. Ses petits-enfants témoignent qu’il en buvait quotidiennement.