| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Bruker ; BRUKER | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique, Biochimie | |
| Organisme : Université Bordeaux 1 | Ville : Talence | |
| Modèle : BRUKER 200 MHz | Matériaux : Plastique, Acier |
Description
Le spectromètre résonance magnétique nucléaire Bruker 200 MHz, fonctionne avec plusieurs éléments, reliés entre eux par des câbles : le spectromètre lui-même, dont le passeur et le bras accolés ne sont plus en état de marche ; une console en forme de petite armoire, s'ouvrant sur le devant par une porte dotée de fentes d'aération ; un pré-amplificateur pour amplifier le signal de résonance nuclaire et un ordinateur afin de piloter l'ensemble.
Le spectromètre de 200 MHz est un appareil permettant d'analyser la composition de solutions contenant des molécules organiques. Cette analyse fonctionne sur le principe de la "résonance magnétique nucléaire" et nécessite l'utilisation d'un aimant puissant dit "supraconducteur". Cet aimant est le coeur des spectromètres RMN : il est constitué d'une bobine d'un fil conducteur très fin en alliage spécial plongée dans un récipient isotherme contenant de l'hélium liquide à -269°C, lequel est entouré d'un second récipient contenant de l'azote liquide à -196°C. Grâce au maintien de ces températures très basses, la résistance du fil conducteur est nulle, la bobine ne s'échauffe pas et la "supraconductivité" est assurée : la bobine peut alors générer un champ magnétique élevé permament.
Lorsque l'on introduit l'échantillon au centre de l'aimant supraconducteur, il est soumis dans le spectromètre 200 MHz à un champ magnétique égal à 4,7 Tesla. A l'intérieur, les noyaux des atomes vont s'orienter selon ce champ. Ensuite, on applique pendant quelques microsecondes un nouveau champ magnétique, perpendiculaire au champ principal, grâce aux bobines qui sont solidaires de la sonde contenant l'échantillon. Ce nouveau champ conduit les noyaux à s'orienter perpendiculairement à leur position précédente. Lorsque l'on fait cesser ce nouveau champ : les noyaux basculent vers leur position précédente. Lors de ce basculement, ils restituent de l'énergie : le but est de capter et d'analyser cette énergie, c'est le "signal de résonance mangétique nucléaire", dont on déduit la composition des molécules présentes dans l'échantillon. Les résultats sont obtenus sous la forme de spectres.
Utilisation
Ce spectromètre 200 MHz est utilisé à l'Université Bordeaux 1 au CESAMO (Centre d'Etude Stucturale et d'Analyse de Molécules Organiques) qui est un centre technique et d’assistance à la recherche. Les techniques mises en œuvre au CESAMO regroupent la Résonance Magnétique Nucléaire et la Spectrométrie de Masse.
Acquis en 1994, le spectromètre 200 MHz sert aux chercheurs pour leurs manipulations de routine.