| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Astronomie | Sous-domaines : Radioastronomie | |
| Organisme : Observatoire aquitain des sciences de l'univers (OASU) | Ville : Floirac | |
| Modèle : | Matériaux : Acier, Béton, Plastique |
Description
Le récepteur "P.O.M." est constitué d'une antenne placée sur le toit-terrasse d'un bâtiment. Elle est en acier et sa monture est en position altazimutale, c'est-à-dire qu'elle possède deux axes de rotation : dans le plan méridien et équatoriale. La parabole mesure 2,50 m de diamètre. Sa surface pleine est prévue pour observer des ondes millimétriques, de 2 à 3 mm de longueurs d'onde. Elle est surmontée d'un tripode supportant un miroir hyperboloïde. Au centre de la parabole se trouve un opercule fermé par une feuille de mylar. Sous l'antenne, au centre, se tient le récepteur, protégé par un caisson en plastique et refroidi à 20° Kelvin dans un cryostat. Un puits est creusé au centre du toit terrasse pour acheminer les câbles de l'antenne jusqu'au "back-end" situé à l'intérieur du bâtiment. Une trappe avec des portes a été aménégée en bas du puits. Le "back-end" est équipé de deux ensembles de filtres pour traiter les signaux reçus : 256 filtres de 100 KHz et 256 de 500 KHz.
Plus précisément, l'appareil fonctionnait ainsi : les ondes millimétriques étaient reçues par le miroir primaire, la parabole, et réfléchies vers le miroir hyperboloïde. Un programme de pilotage sur ordinateur (Honeywell 316) commandait la position de l'antenne avant d'être remplacé par une Vax-station. Les ondes atteignaient ensuite le récepteur qui les transmettait au "rack" par des câbles. Là, le signal était analysé par des filtres et envoyé à l'ordinateur où il était transformé en spectre.
Utilisation
Le récepteur POM (premières observations millimétriques) doit sa création en 1978 à l'association des radioastronomes français de l'Ecole normale supérieure et des observatoires astronomiques de Bordeaux et de Paris.
Il a été conçu pour réceptionner des ondes radio millimétriques de 90 à 120 GHz de fréquence, afin d'observer des régions de formation d'étoiles de notre galaxie et du milieu interstellaire, ainsi qu'une raie de l'ozone atmosphérique à 111 GHz. Il a aussi permis la formation des jeunes radioastronomes aux techniques d'observation radio en ondes millimétriques.Ce récepteur a fonctionné jusque dans les années 1990.
Interféromètre