| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Contina AG Mauren ; Contina AG Mauren ; Contina AG Mauren | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Mécanographie | |
| Organisme : Michel Mouyssinat | Ville : Talence | |
| Modèle : type 2 | Matériaux : Bakélite, Aluminium, Bronze |
Description
La Curta de type 2 est une machine cylindrique contenue dans un étui cylindrique noir en bakélite s'ouvrant par dévissage vers la droite. Sur la partie supérieure de la machine, appelée chariot, se trouve la boîte des compteurs, comprenant les cadrans semi-circulaires du compteur de tour, en blanc, et du totalisateur, en noir. Le chariot est numéroté sur son bord inférieur et pivote vers le haut, pour la remise à zéro et le changement de rang. Il est surmonté d'une manivelle de commande et d'une manette rétractable de remise à zéro en forme d'anneau.
La partie centrale est occupée par le registre de pose. Les curseurs en métal sont de couleur rouge et noir. Au dessus est placé le viseur de pose, indiquant le nombre entré, et dessous le bouton de virgule. Sur le côté opposé du registre de pose est situé un bouton à deux positions, l'inverseur.
A l'intérieur de la machine se tient un tambour gradué à denture entrainant les roues du compteur.
Les parties supérieure et inférieure de la Curta sont plus saillantes et striées, lui assurant une bonne prise en main lors de la réalisation des calculs.
Utilisation
La Curta est la première machine à calculer mécanique portable. Elle fut inventée par Curt Herzstark et produite par la société Contina AG Mauren au Liechtenstein, à partir de 1948 jusqu'à l'arrivée des calculateurs électroniques en 1972.
L'élément central du mécanisme, le tambour à dents de longueurs différentes, est inspiré de la machine de Leibnitz (1672).
Elle est conçue pour réaliser les quatre opérations arithmétques, avec une précision de onze chiffres. Avant chaque calcul, la machine est remise à zéro, à l'aide de la manette et du chariot. Différentes étapes sont à réaliser suivant le type d'opération souhaité : les nombres sont entrés dans le registre de pose ; la manivelle est tournée, en position normale dans le cas des additions et multiplications, ou tirée vers le haut pour les soustractions ; le chariot est soulevé pour changer de position, celle-ci est indiquée par une flèche repère ; l'inverseur est abaissé pour certains calculs, comme les soustractions. Le résultat s'affiche sur le cadran du totalisateur.
Cette machine fait partie du fonds privé dédié à l'histoire du calcul et de l'informatique détenu par Michel Mouyssinat.