| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : A. B. Cryptoteknik ; A. B. Cryptoteknik ; A. B. Cryptoteknik | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Mécanographie | |
| Organisme : Michel mouyssinat | Ville : Talence | |
| Modèle : C36 | Matériaux : Acier |
Description
La machine à chiffrer C-36 est protégée par un petit coffre en métal quadrangulaire aux angles arrondis, dont la surface extérieure est rouillée.
A l'intérieur, sur le fond, est fixée la machine. Son mécanisme est masqué en grande partie par un capot noir. Celui-ci peut être vérouillé grâce à une serrure sur la gauche. Sous le capot se trouvent, à l'avant, cinq rotors comportant chacun les 26 lettres de l'alphabet. A sa gauche est placé un compteur de lettre à trois chiffres et derrière un tambour.
Sur le côté gauche de la machine, sur le même cylindre que les rotors se tient une roue portant les lettres de l'alphabet. Accolée à cette dernière se trouve une roue plus petite servant à imprimer les messages : elle est ornée de l'alphabet en relief et est placée contre un encreur noir. Derrière elle est positionnée une pince pour fixer les bandes de papier.
Le couvercle contient plusieurs éléments de rechange et d'entretien : deux rouleaux de papier, une clé, un tournevis, une fiole d'huile, etc.
Utilisation
Cette machine à chiffrer a été commandée par l'armée française à la société suédoise A. B. Cryptoteknik, dirigée par Boris Hagelin, en 1934. Elle a été conçue pour tenir dans la poche d'un soldat. Cette machine C-36 correspond à une amélioration des modèles C-35. Elle servait à crypter des informations.
Le procédé de cryptage est d'abord défini au moyen de la roue située à gauche, puis le message est rentré à l'aide des rotors et imprimé sur une bande de papier.
Pour le déchiffrer, le destinataire devait disposer du même modèle de machine et de la clé de codage.
Cette machine fait partie de la collection dédiée à l'histoire du calcul et de l'informatique de Michel Mouyssinat.