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Ventilette

 Fiche N°7
Période de fabrication : 1950-1974
 Fabricant : Essel - Usine de la Compasserie ; Essel - Usine de la Compasserie ; Essel - Usine de la Compasserie
Domaines : Santé
 Sous-domaines : Ophtalmologie
Organisme : Essilor International - Usine Essilor des Battants, Ligny-en-Barrois
 Ville : Ligny-en-Barrois
Modèle : (inconnu)
 Matériaux : Stéatite, Métal, Plastique

Description

La ventilette fabriquée par Essel se présente sous la forme d'un instrument constitué d'un bloc fonctionnant par alimentation électrique (220V) à l'aide d'un câble. Le dispositif faisant fonctionner l'appareil n'est pas visible, car masqué par un capot métallique. Sur le dessus de l'appareil se trouvent : la chambre de turbulence (d'où sort l'air chaud) et l'orifice d'air froid. Sur les côtés de l'appareil se trouvent des boutons de réglage de l'allure de chauffe, et un interrupteur marche/arrêt muni d'un voyant lumineux. La chambre de turbulence est orientée de telle manière qu'une monture peut y être posée sans risquer de brûler la matière. Elle est chauffée par une résistance électrique située sous le capot de la ventilette, et qui peut être démonté à l'aide de deux vis situées sur la partie supérieure de l'instrument. Le capot abrite également des charbons cylindriques. La machine comprend par ailleurs un filtre, sous la forme d'une fine grille métallique, qui empêche toute infiltration de poussière à l'intérieur de l'appareil. La ventilette était utilisée par les opticiens pour l'ajustage, le montage des verres et le rhabillage des montures en matières plastiques (acétates essentiellement). L'utilisateur met l'instrument sous tension grâce à l'interrupteur marche/arrêt, cela déclenche le réchauffement de la résistance située à l'intérieur de l'appareil qui transmet la chaleur produite dans la chambre de turbulence sur le dessus de l'appareil. L'utilisateur peut alors y placer la partie de la monture qu'il souhaite travailler en rendant le matériau plastique malléable par la chaleur diffusée par la ventilette. Une fois que le matériau est devenu assez malléable pour l'opération à réaliser par l'utilisateur, ce dernier peut retirer l'objet de la chambre de turbulence, effectuer l'opération souhaitée (redresser la monture, en ajuster le pont nasal, les branches ou encore insérer les verres dans les cercles de la face de la monture), puis maintenir la monture du côté de la ventilette par lequel sort l'air froid, afin de refroidir la matière plastique qui par la même occasion se rigidifie et se rétracte à nouveau.


Utilisation

Cet exemplaire a vraisemblablement été utilisé au sein de l'entreprise, soit pour des démonstrations, soit au sein du bureau d'études lunetterie à l'usine de Saint-Mihiel où étaient produites des montures plastiques qui pouvaient ainsi être testées.





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