| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Société Industrielle de Lunetterie, Usine de Vincennes | |
| Domaines : Santé, Physique | Sous-domaines : Ophtalmologie, Optique | |
| Organisme : Essilor International - 147, rue de Paris, Charenton-le-Pont | Ville : Charenton-le-Pont | |
| Modèle : Amor cerclée | Matériaux : Métal, Or, Plastique |
Description
Cette monture de lunettes de modèle Amor fabriquée par la Société industrielle de lunetterie est composée d’une face et de branches en doublé-or (fil de métal recouvert d’une fine couche d’or), de cercles en matière plastique imitation écaille. Les bras de plaquettes munis de plaquettes nasales moulées en matière plastique transparente rosée, sont soudés à la barre frontale et se prolongent pour servir de point de fixation aux cercles en plastiques destinés à tenir les verres correcteurs. Les extrémités des branches sont gainées de plastique transparent rosé assorti aux plaquettes nasales.
L’étiquette d’origine de la monture est également conservée et accrochée à l’une des branches. Faite de papier imprimé, elle se compose d’un pourtour de couleur dorée, d’un dessin représentant une nef à trois voiles et la tour Eiffel, et porte les mentions « Amor » et « Made in France ».
A la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la fin des années 1950, la mode était aux lunettes dites « glaces » aux montures en métal discrètes et aux verres correcteurs de plus en plus grands. C’est dans ce contexte que Georges Lissac (opticien à Paris) et ses équipes ont l’idée de « prendre un fil et d’y accrocher les verres » pour créer un nouveau modèle de monture pouvant se passer des habituels cercles. L’innovation de la monture Amor réside dans le fait que les verres (ici les cercles supportant les verres) sont fixés à un support qui correspond au bras de plaquette soudé à la barre frontale et qui se prolonge en un bras souple le long de cette dernière : l’amortisseur. Une autre innovation réside dans la relative simplicité du modèle composé de cinq pièces seulement.
Utilisation
Cet exemplaire d’Amor, produit haut-de-gamme tant par son esthétique que par la richesse du matériau employé (doublé-or), n’a jamais été porté. La monture a probablement servi de modèle d’exposition dans le magasin de la Société Industrielle de Lunetterie (SIL), rue Beaubourg à Paris.