| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Ch. Noé ; Ch. NOE | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electricité, Magnétisme | |
| Organisme : Ecole supérieure du professorat des écoles | Ville : Limoges | |
| Modèle : | Matériaux : Cuivre, Laiton, Bois, Fer |
Description
La bobine de Ruhmkorff se compose d'un faisceau de fils de fer doux réunis à leurs extrémités par des disques en fer doux et fixé sur un socle en bois. Le faisceau est enveloppé d'un cylindre de matière isolante autour duquel est enroulé un gros fil de cuivre recouvert de soie dont les tours sont isolés avec de la gomme laque. Un coffret en bois recouvre cette bobine. Il est surmonté de deux électrodes effilées en cuivre, fixées paraléllement à la bobine et distantes l'une de l'autre de 15 cm. Sur le socle est fixée le trembleur qui est une sorte d'interrupteur.
La bobine de Ruhmkorff permet, en utilisant le courant de piles de grande intensité mais sous faible tension, d’obtenir une haute tension. Le courant continu basse tension circulant dans le circuit primaire permet d’aimanter le noyau de fer doux qui attire la partie mobile du trembleur. Ce dernier sert à interrompre et rétablir alternativement le courant dans le circuit primaire. Le condensateur rend l’interruption du courant la plus brusque possible. Par effet d’induction électromagnétique, il apparaît dans le circuit secondaire une force électromotrice qui s’oppose à la variation brutale de flux magnétique (due à la rupture de courant dans le circuit primaire). Plus la rupture est brutale, plus la force électromotrice est importante : elle peut atteindre plusieurs centaines de milliers de volts. Une surtension apparaît donc dans le circuit secondaire aux bornes de la seconde bobine. Elle peut produire une étincelle entre les deux électrodes si elles sont très proches. Elle peut aussi provoquer des décharges électriques dans les gaz raréfiés ou dans le vide
Utilisation
Cette bobine de Ruhmkorff est un instrument pédagogique qui apparaît dans les programmes officiels de physique de 1920, dans les cours réservés aux candidats au brevet élémentaire et aux écoles normales. On retrouve cet objet dans l’enseignement en terminale jusqu’en 1957.
Elle a été utilisée dans les Ecoles normales d'Instituteurs et d'Institutrices de Limoges. Elle est encore utilisée pour la formation des enseignants.