| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Laboratoire d'Astronomie Spatiale | |
| Domaines : Astronomie | Sous-domaines : Astrophysique | |
| Organisme : Faculté de Sciences à St Charles | Ville : Marseille | |
| Modèle : de qualification | Matériaux : |
Description
La caméra diurne installée dans un boitier aluminium a été logée dans la pointe d'une fusée sonde Véronique qui a été tirée avec succès le 17 janvier 1967 depuis Hammaguir (Algérie) et récupérée en parfait état (après deux échecs du lanceur, en 1965 et 1966). Cette caméra photographique, conçue au LAS (Laboratoire d'Astrophysique Spatiale) à Marseille était équipée d'un miroir sphérique concave de 160 mm de rayon de courbure formant une image du ciel à grand champ (100° x 50°) et à haute luminosité. Cette image du ciel était photographiée par 4 objectifs portant chacun un filtre différent.
Cette expérience devait fournir une estimation du rayonnement du fond du ciel et des étoiles, ainsi que de la lumière zodiacale (lumière du soleil diffusée par les poussière présentes dans le plan du système solaire). Le tir devait donc se faire de jour et la fusée était tirée en direction du soleil (N.B. La pupille d'entrée de l'instrument était protégée de la lumière directe du soleil par l'ombre du cône de la pointe de la fusée).
Le but principal de cette expérience était de préparer les projets ultérieurs sur l'étude du fond de ciel et la lumière zodiacale (avec le satellite D2B notamment). Les clichés obtenus ont montré un phénomène inattendu, à savoir de nombreuses traces lumineuses produites par des débris et des poussières se dégageant de la fusée (il s'agit vraisemblablement de résidus de la dernière phase de propulsion qui accompagnent la fusée dans son vol balistique). Les deux clichés pris au cours du vol ont montré le même phénomène, empêchant toute mesure correcte du fond de ciel.
Utilisation
L'objet est dans un local de la Faculté des Sciences à St Charles d'Aix-Marseille Université.