| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Institut des Sciences du Mouvement-AMU-CNRS ; Institut des Sciences du Mouvement-AMU-CNRS ; Institut des Sciences du Mouvement-AMU-CNRS | |
| Domaines : Biologie, Physique | Sous-domaines : Robotique | |
| Organisme : Institut des Sciences du Mouvement (ISM)-AMU-CNRS | Ville : Marseille | |
| Modèle : | Matériaux : |
Description
Le robot mouche est un robot terrestre de démonstration qui utilise des détecteurs élémentaires de mouvement (DEMs), dont le principe s’inspire directement des neurones détecteurs de mouvement présents dans le système visuel des animaux. Ces neurones ont pu être analysés préalablement au Laboratoire à un niveau très fin dans l’oeil de la mouche domestique, en associant à des enregistrements électrophysiologiques de neurones individuels des microstimulations lumineuses de photorécepteurs individuels (voir le « microscope-télescope » fabriqué à cette fin). Le premier défi fut de transposer au domaine de l’électronique les connaissances biologiques acquises chez la mouche. Le second défi fut d’assembler sur une couronne multifacettes une batterie de 114 ‘neurones électroniques’ détecteurs de mouvement. Le 3ème défi fut de piloter un mobile à partir de ces signaux DEMs, pour lui conférer la faculté d’éviter les obstacles. En plus de son œil panoramique multifacettes, qui lui permet de saisir le ‘’flux optique’’, c’est-à-dire l’ensemble des mouvements de son corps par rapport à l’environnement, le robot-mouche possède un deuxième œil panoramique, situé au sommet de la bête, qui lui permet de localiser l’azimut de la lampe désignant la cible à atteindre. C’est donc grâce à la fusion des 114 signaux DEMs et des 96 signaux d’azimut que le robot se dirige vers sa cible tout en évitant les obstacles imprévus rencontrés en chemin. Cet évitement permanent des obstacles donne naissance à une trajectoire saccadée. A l’arrêt, le robot est complètement aveugle, et il lui faut faire un pas en avant pour ‘voir’, grâce à sa batterie de DEMs. Le robot explicite ainsi typiquement une perception active, où l’action est aussi nécessaire à la vision que la vision peut l’être à l’action. Ce poster date du laboratoire de Neurobiologie du CNRS-Joseph Aiguier à Marseille, où Nicolas Franceschini l’a composé pour expliquer comment fonctionne le robot mouche et quelle en est la source d’inspiration. Le Robot-mouche a été construit au laboratoire de 1986 à 1991 par Jean-Marc Pichon, Christian Blanes et Nicolas Franceschini, avec l’aide de Jean Roumieu et d’ Astrid Totin.
Le Robot-mouche est depuis 1992 la propriété de la Cité des Sciences et de l’Industrie, La Villette, Paris, où il été exposé dans la Galerie EXPLORA pendant une dizaine d’années. La Cité des Sciences l’a prêté en 1993 au Grand Palais, Paris, pour l’exposition ‘’L’âme au corps’’; en 1996 au Landesmuseum für Technik und Arbeit de Mannheim et au Siemens Forum de Münich ; en 1999 à l’Exposition Internationale de Bionique de Mayence, au Siemens Forum de Berlin et au Musée de Biologie et Technique de Ljubljana, Slovénie; en 2006 au Musée d’Histoire Naturelle de Heilbronn et au Musée de Vienne, Autriche; et enfin en 2010 au Musée d’Histoire Naturelle de Paris.
Utilisation
L’objet est utilisé pour la recherche à l'Institut des Sciences du Mouvement (ISM).