| Période de fabrication : 1875-1899 | Fabricant : Inconnu ; Inconnu | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie des solutions, Oenologie | |
| Organisme : Université de Tours | Ville : Tours | |
| Modèle : | Matériaux : Verre, Verre, Métal, Papier |
Description
Ce gypsomètre de Salleron sert à déterminer la teneur des vins en sulfate de potassium. En effet, la pratique du plâtrage des vignobles entraîne une augmentation des proportions d’acide sulfurique dans le vin. Il est donc nécessaire de contrôler ces proportions, afin qu’elles restent sous le seuil autorisé. Cet appareil se compose d’un récipient fermé dans sa partie inférieure par un filtre mobile. Sous ce récipient se trouve un entonnoir sous lequel est placé un verre
conique. Le récipient est surmonté d’une burette à robinet. On remplit la burette à robinet jusqu’au niveau zéro avec une liqueur de chlorure de baryum. On verse dans le récipient un peu de vin à essayer ainsi que la même quantité d’eau distillée grâce à une pipette jaugée. On laisse ensuite le mélange filtrer. Puis on tourne le robinet de la burette afin de laisser tomber quelques gouttes de liqueur dans le mélange. Si le vin se trouble, c’est signe qu’il contient encore du sulfate de potassium. Il faut donc reproduire les manipulations précédentes jusqu’à ce que le vin ne soit plus troublé. On lit ensuite la graduation indiquée sur la burette : elle représente le poids en gramme et en décigrammes des sulfates contenus dans le vin. Pour des raisons de santé publique, le taux de sulfate est limité à deux grammes par litre de vin.
Utilisation
Cet instrument provient de l’école de médecine et de pharmacie de Tours, et a été donné par l’UFR de sciences pharmaceutiques en juillet 2014.