| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Entreprise Volomat | |
| Domaines : Physique, Informatique et Communication | Sous-domaines : Génie informatique | |
| Organisme : Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse - INSA | Ville : Toulouse | |
| Modèle : Supercontact | Matériaux : Fonte, Acier, Verre |
Description
Le duplicateur de films "Supercontact", fabriqué par la marque française VOLOMAT Paris, est un appareil de laboratoire photographique de précision conçu pour la reproduction de pellicules au format 27x36. Son utilité principale est de copier des bandes de films existantes ou de réaliser des diapositives pour la projection. D'un point de vue matériel, cet équipement se présente sous la forme d'un boîtier mécanique compact, typiquement conçu en métal robuste pour garantir la stabilité lors des manipulations en chambre noire. Il est équipé d'un système de guidage mécanique (comprenant un chargeur et des axes d'entraînement) permettant de faire défiler les pellicules avec précision. Il dispose également d'un mécanisme de presseur (une vitre ou un cadre) visant à maintenir les films parfaitement plats lors de l'opération. Le principe de fonctionnement de cet appareil repose sur la technique du tirage photographique par contact (d'où l'appellation "Supercontact"). Le procédé consiste à superposer intimement la pellicule originale (déjà développée) et une pellicule vierge, émulsion contre émulsion, puis à les faire avancer simultanément et de manière synchronisée dans le boîtier. Les films sont alors exposés à une source lumineuse contrôlée. La lumière traverse les zones transparentes de l'original pour insoler la pellicule vierge. Le résultat final dépend directement de la nature du support vierge placé dans le chargeur par l'utilisateur : Si le support vierge est une pellicule de type positif, l'exposition permet d'obtenir une copie (un contretype) du film original. Si le support vierge est une pellicule de type négatif (et que l'original est un négatif), l'inversion des valeurs optiques permet alors d'obtenir une diapositive transparente, prête à être projetée.
Utilisation
Cet appareil était manipulé par les techniciens et les chercheurs du département DGEI (Département de Génie Électrique et Informatique) de l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées). Il servait à reproduire rapidement des séries de clichés photographiques issus d'expérimentations scientifiques. À une époque où le numérique n'existait pas, cette machine mécanique assurait la sauvegarde physique des données visuelles de la recherche. Elle permettait aussi de produire des diapositives en grande quantité à partir de négatifs. Ces diapositives étaient ensuite massivement projetées lors des cours magistraux, des conférences ou des soutenances de thèse pour illustrer les résultats des travaux. L'usage s'inscrit dans le fonctionnement quotidien du laboratoire photographique interne du département, bien avant la transition vers les supports numériques.