| Période de fabrication : - | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Géologie | Sous-domaines : Lapidaire | |
| Organisme : Mairie de Royat | Ville : Royat | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Fer |
Description
Les grandes meules sont un ensemble mécanique comprenant trois grandes pierres circulaires (meulards) abrasives verticales réalisées en grès rouge du Permien issu du Bas Jura. Un jeu d’arbres de transmission, de pales, de courroies plates et d’engrenages met en rotation cet ensemble mécanique ici en partie démonté. Une protection en métal (carter en tôle et cornières) recouvre la partie supérieure des meules pour éviter les accidents et éviter la dispersion des brumisations. Chaque meule est déposée entre deux étages, ce qui fait que chaque partie inférieure est située sous le plancher.
Les grands polissoirs sont employés pour réaliser le polissage de grandes pierres ou l’entretien de lames. L’utilisateur met la meule en mouvement et maintient avec les mains un bloc de pierre ou la lame d’un outil tranchant contre elle. Les frottements continus contre la pierre en mouvement ôtent de la matière aux objets à traiter, polissant ainsi progressivement les pierres et aiguisant les lames.
Utilisation
Les grandes meules ont été utilisés à la taillerie de Royat pour le polissage de pierres comme les opales, quartz roses, jaspes, quartz, améthystes et agates. Les employés s'installaient chacun devant une meule, allongés sur de grandes "selles" ventrales en bois faisant face au polissoir. Ils maintenaient la pierre à tailler contre la meule le temps de l'opération, appuyant leurs pieds contre une cale en bois improvisée (planche clouée au sol) pour augmenter au besoin la pression mécanique contre les meules et sans perdre leur équilibre.
Le système effectuant la rotation des meules a tout d'abord été entièrement mécanique, des aubes à pales plongées dans la Tiretaine voisine tournaient au gré du courant. Avec l'avènement de l'électricité et des moteurs (toujours présents dans la cave), le cours d’eau a cessé d’être employé à cet usage pour être remplacé par l’électricité.
Il y eut à l'époque de la construction de la taillerie jusqu’à cinq meules, certaines partagées entre deux employés. Seules trois subsistent.