| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Bull | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Mécanographie | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Angers (Maine-et-Loire) | |
| Modèle : A (sans tambour mémoire) | Matériaux : Métal, Plastique, Verre, Composants électriques |
Description
Le calculateur électronique Bull Gamma 3A se présente sous forme d'une armoire massive et profonde. La partie droite contient la fonction alimentation électrique, un ensemble de circuits à relais et un petit panneau de programmation par fils (64 pas de programmes). La partie gauche est composée de châssis pivotants portant les circuits logiques à tubes électroniques, diodes et résistances. Sur le côté deux gros câbles permettent de le connecter à la tabulatrice BULL BS120.
Le Gamma 3A est conçu comme une machine esclave, car il est connecté à une tabulatrice à cartes perforées. La tabulatrice est l'organe de calcul central d'un système mécanographique. Entièrement électromécanique, celle-ci lit des groupes de cartes et en effectue le traitement spécifié grâce à un calculateur mécanique intégré. Le Gamma 3A vient remplacer ce calculateur mécanique et offre une vitesse très supérieure et la possibilité d'enchainer plusieurs opération grâce à son panneau de programmation.
Le Gamma 3A est une machine esclave qui se présente sous la forme d'un meuble contenant :
- la mémoire opérateur et 7 mémoires banales circulantes à self capacités,
- un tableau de connexion pour afficher 64 instructions de programme,
- des organes électroniques de commande.
Il peut être connecté à une machine d'entrée/sortie maître, qui peut être une tabulatrice de type BS ou une poinçonneuse-reproductrice-duplicatrice (référencée PRD) ou une unité de lecture et de perforation (ULP).
Utilisation
Le Gamma 3 ferme l'ère de la mécanographie et ouvre, en France, celle des ordinateurs. Ce n'est pas encore vraiment un ordinateur au sens où le programme n'est pas encore enregistré en mémoire : pas de logiciel, mais une programmation très succincte sur un tableau de connexion dans lequel des fiches-bananes sont utilisées pour connecter tel ou tel circuit logique. Malheureusement, l'utilisateur de cette machine n'est pas connu de l'ACONIT.
Il faut dix techniciens pour faire fonctionner cet ensemble machine de plusieurs centaines de kilos, pour un traitement d'information relativement faible. En effet, sa capacité de mémoire est inférieure à celle d'une petite calculatrice électronique, c'est-à-dire moins de 384 octets.
Cette machine a eu un grand succès, plus de mille exemplaires vendus. Le premier calculateur électronique Gamma 3A a été livré en 1953 à une succursale parisienne du Crédit Lyonnais. Par la suite, la version Gamma 3ET (Extension Tambour magnétique), grâce à une capacité mémoire plus conséquente, est devenue un véritable ordinateur utilisant la tabulatrice comme un simple périphérique d'entrée/sortie par suite de l'inversion des ordres de priorité.