| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Philips | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Télécommunication | |
| Organisme : ACONIT | Ville : à préciser | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Plastique, Verre, Composants électriques |
Description
Ce terminal de Minitel-1 produit par Philips et diffusé sous la marque La Radiotechnique est un appareil en plastique monobloc de teinte beige, au design élégant. Il comprend un petit écran cathodique monochrome 9' légèrement incliné vers l'opérateur, capable d'afficher du texte ou du pseudo graphique selon les normes de ce réseau. L'appareil propose une coque intégrée, incluant son clavier AZERTY fixe et un pavé numérique séparé. Ce clavier est agrémenté de touches de fonctions standards : "Connexion/Fin", "Répétition", "Loupe", "Sommaire", "Guide", "Annulation", "Correction", "Retour", "Suite", "Envoi". Il est muni à l'arrière d'une prise d'alimentation 220V et une prise en T pour le branchement sur le réseau téléphonique de France Télécom, gestionnaire du réseau.
Un Minitel (ou Médium interactif par numérisation d'information téléphonique) est un petit terminal informatique passif destiné à la seule connexion au service Télétel français de Vidéotex. Son fournisseur standard pour les PTT, développeur du réseau à partir de technologies mises au point par le CNET, était l'entreprise Alcatel. Cependant, plusieurs autres fournisseurs ont proposé des équipements spécifiques pour une clientèle plus exigeante. L'exemplaire présenté ici est l'un des premiers modèles de la gamme proposée par Philips.
Les serveurs (n° de téléphone) auxquels les opérateurs se connectaient avec un Minitel étaient appelés des services Télétel. Ces appareils étaient des passerelles vers le réseau du même nom basé sur Transpac, qui permettait de mettre en relation les Minitels avec les serveurs des prestataires de service.
En marge de ces services Télétel, il était possible de composer des numéros classiques à 8 (puis 10) chiffres, que ce soit pour se connecter à un autre Minitel « retourné » ou pour accéder à des serveurs « RTC », directement connectés sur le réseau téléphonique commuté, donc non surtaxés. Aujourd'hui encore, de nombreux systèmes de Télégestion utilisent ce système sur des réseaux similaires à celui d'origine (désormais fermé), aussi bien en appel entrant (visualisation de données et d’événements ou émission d'ordres) ou en appel sortant (téléalarme).
Utilisation
A l'aide d'un minitel, l'utilisateur pouvait se connecter par l'intermédiaire de son clavier à divers services télématiques publics ou privés. L'application la plus connue était l'annuaire électronique (code 3611). On peut citer aussi la météo nationale, les horaires SNCF. Le réseau Minitel fut pendant plusieurs années le prototype et le plus important réseau mondial de commerce électronique
Selon France Telecom, en février 2009, le réseau de Minitel comptait encore 10 millions de connexions mensuelles (4 000 codes de services Vidéotex) dont 1 million sur le 3611, annuaire électronique. La fermeture du service a été effective en juin 2012, bien qu'il restait à cette époque environs 2 millions d'utilisateurs.
Le Minitel est un terminal informatique passif, c'est-à-dire qu'il s'agit uniquement d'un clavier et d'un écran reliés par de l'électronique, mais sans processeur ni dispositif de stockage. Les services sont accessibles depuis une ligne de téléphone grâce au modem incorporé (1 200 bit/s en réception, 75 bit/s en émission). Le Minitel était muni de prises en T pour la connexion au réseau téléphonique de France Télécom.