| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : International Business Machines Corp. | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : IBM 360/67 | Matériaux : Métal, Plastique, Composants électriques |
Description
Cet élément détaché est le pupitre de commande de l'ordinateur IBM 360/67 du CICG (Centre Interuniversitaire de calcul de Grenoble).
Le tableau comprend 6 rangées de 36 voyants, 2 rangées de 16 clés et 1 rangée de 24. Des commutateurs latéraux permettent de choisir les affichages. Le bas du panneau comporte les commandes principales et on trouve en haut un bouton d'arrêt d'urgence.
En 1966, IBM a introduit simultanément une gamme de 9 machines, d'architecture, de performance et de prix très différents mais toutes capables d'exécuter les mêmes programmes. Cette "innovation" connu un immense succès car elle permettait de changer de machine tout en conservant son investissement logiciel. Parmi les machines de la gamme, le modèle 67 seul possédait une "mémoire virtuelle", qu'on appelait alors "traduction dynamique d'adresse". Ce modèle avancé fut très demandé par les universités et centres de recherche. La "compatibilité" et la "mémoire virtuelle" sont maintenant si banales qu'on ne les mentionne même plus.
CP était un hyperviseur générant des machines virtuelles. Le CMS était un système d'exploitation mono-utilisateur, conversationnel et convivial.
Utilisation
La partie centrale du pupitre de commande permet de visualiser (petites lampes) et de modifier (par clés) pratiquement tous les registres internes de l'ordinateur. Le IBM 360/67 était un IBM 360/65 muni d'une mémoire virtuelle, grâce à laquelle il pouvait générer des "machines virtuelles" (sous CP/CMS).
D'après un témoignage de Monique Chabre-Peccoud du 12/2017, ce pupitre ne serait pas directement à relier au CICG, mais plutôt au Laboratoire de calcul ; en effet, l'IBM 360/67 serait arrivé à Grenoble lors de la création du centre de recherche européen d'IBM, à laquelle a participé Louis Bolliet, centre qui a préfiguré le Centre de recherche en informatique de Grenoble, qui deviendra l'IMAG.
Il est piquant de remarquer que l'apparition des "machines virtuelles" a entraîné la disparition des panneaux de commande physiques.