| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : International Business Machines Corp. | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Froges (Isère) | |
| Modèle : 40P | Matériaux : Plastique, Composants électroniques |
Description
La station de travail IBM System/6000 7020 se présente dans un coffret horizontal particulièrement sobre et dépouillé.
En façade, seuls sont visibles le logo IBM, deux grilles de ventilation et 2 voyants. Les commandes sont dissimulées derrière un volet. Tous les connecteurs standards (secteur, écran, clavier, imprimante...) sont renvoyés à l'arrière de l'appareil.
Ce modèle était apparemment vendu préconfiguré et à prix fixe.
Pourquoi "Station de travail", en anglais "Workstation" ? Cette appellation est apparue initialement pour désigner les mini-ordinateurs spécialisés dans les traitements graphiques. Ensuite, elle a principalement servi à distinguer les micro-ordinateurs fonctionnant sous système UNIX des simple PC ou "Personal Cmputers". Ces machines étaient destinées à des applications professionnelles (pour de la Conception Assistée par Ordinateur notamment).
Utilisation
Cette machine est emblématique de l'alliance IBM-Bull-Apple autour du processeur PowerPC :
« L’histoire de cette architecture commence avec John Cocke, l’inventeur des processeurs à jeux d’instructions réduits [...]. Mais c’est IBM, avec son processeur Power, qui va lancer un renouveau des puces RISC : Big Blue réalise en 1990 qu’il lui est nécessaire de disposer d’un processeur destiné à animer sa ligne de machines RS/6000, de l’entrée au haut de gamme. Début 1991, l’entreprise s’aperçoit que ses travaux pourraient donner lieu à un processeur vendu en grandes quantités et approche donc Motorola. Pour ce dernier, c’est une aubaine : son processeur RISC, le 88000, a du mal à se vendre. La firme en fait part à Apple, son plus gros client consommateur de puces pour ordinateurs, qui se joint à l’équipe. Le développement de l’architecture PowerPC (pour Power Performance Computing) s’avère en gros une fusion du bus frontal du processeur 88000 de Motorola et de l’architecture Power d’IBM. L’alliance AIM est un pari gagnant : Apple obtient le processeur RISC le plus puissant du marché, IBM fait main basse sur une nouvelle puce industrialisable en grandes quantités, et Motorola accède à une architecture RISC dernier cri. »
La citation tirée du site d'actualités techniques ITespresso.fr