| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Bull | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : à préciser | |
| Modèle : Vinod | Matériaux : Métal, Composants électriques |
Description
Cette machine Bull est un modèle particulier de lectrice de cartes perforées appelé vérificatrice, type Vinod. Les cartes utilisées sont des cartes alphanumériques. De type commercial 280064E, sans numéro de série visible, cette machine a été fabriquée par Bull en 1954.
Cette vérificatrice est munie d’un bac d’alimentation des cartes à vérifier, avec un mécanisme d’injection et un mécanisme d’avancement de la carte perforée à lire et vérifier colonne après colonne ; d’un lecteur de la carte à vérifier, lecture se faisant en établissant, colonne après colonne, des contacts par des balais métalliques passant à travers les perforations de la carte ; d’un clavier numérique et d’un clavier alphanumérique pour activer des commandes de tabulation et d’éjection et permettre d'effectuer facilement à la main une seconde saisie pour coder (virtuellement) les perforations correspondant bordereau de saisie utilisé pour perforer la carte à vérifier.
Des interrupteurs permettent de sélectionner les étapes de la modalité opératoire. La machine met en oeuvre une logique de sélection par relais selon les commandes en provenance de la position des interrupteurs et des touches frappées aux claviers. Cette logique compare les perforations lues sur la carte à vérifier et les perforations virtuelles correspondant à la seconde saisie effectuée sur les touches des claviers. Un poinçon encreur appose une marque rouge sur les colonnes présentant un écart entre les données détectées comme erronées sur la carte à vérifier et les données de la ressaisie faite au clavier de la machine vérificatrice. Un bac de sortie réceptionne les cartes vérifiées.
Cette machine était utilisée dans le processus de saisie de données sur cartes perforées qui, dans les années 1950-1960, constituaient les supports d’entrée des données pour des applications électro-comptables traitées en mécanographie.
Utilisation
La première phase du processus de saisie consiste à établir un bordereau de saisie sur lequel des données sont écrites manuellement dans divers services décentralisés. Ces derniers peuvent être proches de la source d'information, par exemple un service de livraison, un hôpital, un guichet de banque. Le bordereau de saisie est établi sur un formulaire spécifiant le type de données à renseigner et le formatage à utiliser.
Le bordereau de saisie est ensuite dirigé vers un service centralisé dit « atelier de perforation » (souvent doté d'un personnel nombreux). Un opérateur ou une opératrice (le plus souvent) effectue la saisie des données sur un clavier à partir du bordereau sur une carte disposant de 80 colonnes de caractères alphanumériques. C'est cette phase de saisie manuelle qui générait de nombreuses erreurs dans les données perforées.
Il convenait donc de détecter ces erreurs pour au moins pouvoir corriger les données jugées critiques (par exemple le numéro d’identification d’un client), d’où la phase de vérification des perforations dans laquelle intervenait la vérificatrice Bull.