| Période de fabrication : 2000-2024 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
Le titre complet de cet article est « Un épisode français de l’histoire du calcul analogique, scientifique et industriel : les calculateurs ALPAM ». Il a été publié en 2002 dans les Actes du 6ème colloque sur L’Histoire de l’Informatique et des réseaux, colloque qui s’est tenu à Grenoble les 25, 26 et 27 novembre 2002. Il s’agit d’un article de 19 pages dont l’auteur, Claude Sourisse, est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs électriciens de Grenoble (ENSIEG) et Docteur en Automatique. Il a été chercheur automaticien à l’Institut Battelle de Genève de 1964 à 1968, puis responsable du département Calculateurs analogiques de la société française Nordac.
Les exemples présentés dans cet article montrent qu’à la différence des ordinateurs employés en calcul numérique, les calculateurs analogiques sont spécialisés pour certaines utilisations des domaines industriels, comme la chimie ou la pétrochimie. Les calculateurs analogiques se sont développés à partir du début des années 1960 grâce à l’arrivée des amplificateurs opérationnels à base de composants électroniques, tels ceux de Analog Devices ou de Burr Brown. Ils ont servi, d’une part pour des calculs de recherche scientifiques dans la résolution d’équations différentielles, calculs permettant de mettre au point des modèles décrivant le comportement de divers process industriels en continu, et d’autre part pour fournir, à partir des modèles validés, des simulateurs qui faciliteront le pilotage en ligne des réacteurs d’unités de production (contrôle-commande), en particulier pour la chimie ou les échangeurs thermiques. Les utilisateurs, grâce à ces simulateurs, gardaient un sentiment de proximité des phénomènes physiques qu’ils devaient contrôler et conduire par la simple observation des résultats obtenus par la manipulation de quelques potentiomètres.
La société Nordac qui fait l’objet de cet article a été cédée à Télémécanique en 1972 et arrêtée seulement 2 ans et demi après, en raison de la forte croissance du marché des ordinateurs numériques. L’article fait comprendre le contexte de cette brutale mutation dans son paragraphe 4 intitulé « Rétrospective sur le calcul analogique : pourquoi a-t-il vécu ? pourquoi a-t-il disparu ? ». L’inconvénient de ces calculateurs analogiques était leur spécialisation et le fait que plus le problème à traiter était complexe, plus il fallait multiplier les opérateurs analogiques constitués de circuits électroniques. Une plus grande et volumineuse quantité de matériel était donc nécessaire, entraînant un coût également plus élevé. Par ailleurs, la précision des calculs analogiques se dégradait avec le nombre de ces opérateurs analogiques. Au début des années 1970, les microprocesseurs ont progressivement pu réaliser, à un coût de plus en plus bas et un volume réduit, ces opérations de calcul.
Utilisation
L’article montre en détail des utilisations en chimie de ce type de matériels. L’exemplaire du calculateur analogique ALPAM 200 présent dans les collections d’Aconit était représentatif d’une utilisation dans l’industrie de la pharmacie.
La bibliographie cite un article de J. Helein, René Perret et R. Rouxel, alors membres du LAG, le Laboratoire d’Automatique de Grenoble, Laboratoire universitaire rattaché à l’Institut National Polytechnique de Grenoble et à l’IMAG, l’Institut des Mathématiques Appliquées de Grenoble, ce qui montre la part prise par ce laboratoire universitaire dans l’optimisation des processus industriels.
Aujourd’hui, après 50 ans d'évolution de ces technologies d'optimisation, des logiciels spécialisés permettent de traiter les problèmes de simulation, associés à des interfaces graphiques adéquates. Des microprocesseurs « embarqués », implantés en salle de contrôle, permettent de calculer en ligne toutes sortes de grandeurs pour la conduite des process, ainsi le Micro Z de Contrôle Bailey.