| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
Titre traduit : PL/I - fundamentals - part-1
Le langage PL/I - tome 1, éléments fondamentaux, est un livre daté de 1971, de 414 pages. C'est un livre est relié, avec des feuillets cousus qui précise qu'il s'agit d'un "ouvrage d'initiation à la programmation PL/I-F, tel que ce langage est défini sur les séries des 360/OS et 370/OS d'IBM.". L'auteur, Marcus Dornbusch, est un ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, à Paris (1956, groupe Mathématiques). Il est ingénieur commercial chez IBM France, secteur Grandes Ecoles, puis chargé de la promotion scientifique. Ce contexte montre l'intérêt qu'IBM porte à la diffusion du langage PL/I.
Ce livre est structuré en chapitres sur les données, les 60 caractères utilisables dans PL/I (29 alphabétiques, 21 spéciaux, 10 numériques - ce nombre de seulement 60 caractères sera un handicap pour ce langage PL/I inventé entre 1963 et 1967, lorsqu'en 1966 seront introduits les caractères ASCII dont la souplesse aura un énorme succès auprès des utilisateurs gênés par le rigorisme des caractères spécifiques du PL/I) ; les tableaux ; les expressions ; les instructions de tests (on dira plus tard "de branchement") ; les fonctions de la bibliothèque PL/I.
Ce livre propose de nombreux exercices à résoudre, avec corrigés. Ainsi, page 73 (exemple venant du Fortran), calcul de la longueur d'un cercle, avec deux solutions proposées ; ou encore, page 82 (exemple venant du Cobol), pour savoir si M. Dupont a un fils ou une fille, avec un traitement utilisant les opérateurs de chaines de caractères. A partir de la page 243, les exercices proposés deviennent plus complexes. En médias PDF de cette fiche, un long exercice de "tri en mémoire centrale" (pages 255 à 260) et ses diverses solutions (pages 355 à 398) sont proposés. Il est représentatif dans PL/I de ce qui vient du Cobol, le langage destiné à la gestion. Quelques années plus tard, l'invention des systèmes de gestion des bases de données permettra de simplifier ces opérations de tri.
Une annexe (pages 399 à 411) traite de la représentation, issue du Fortran IV, des chiffres en "virgule fixe" ou en "virgule flottante", ainsi que des conversions décimales binaires. La page de couverture montre que les cartes perforées sont encore, en 1971, le support privilégié de communication avec la machine. Les solutions proposées aux pages 252 à 259 montrent quelles utilisations étaient faites des cartes perforées.
L'ouvrage ne propose pas de bibliographie, car c'est l'un des tous premiers ouvrages sur le sujet (pour une bibliographie, voir la fiche AC_25989 - thèse de 1976).
Utilisation
Le langage PL/I, se définit comme un langage universel de programmation, reprenant à la fois Fortran (un langage du calcul) et Cobol (un langage de la gestion). Il a été défini conjointement par des utilisateurs IBM et par IBM lui-même pour l'utilisation sur ses machines 360 et 370, vues elles aussi comme des machines universelles pour le calcul et la gestion. Ce livre d'initiation vise à permettre à ceux qui ont déjà programmé en Fortran ou Cobol de programmer en PL/I.
Cet ouvrage vise aussi à répondre à la question : le langage PL/I a-t-il été utile ? Il indique (page vi) que le PL/I a eu une « traversée du désert … Le premier compilateur PL/I est mis en service par IBM en 1966. (...) Toutes ses qualités lui sont reprochées en bloc. On le traite de ‘ramassis de Fortran, Cobol, et Algol’, alors qu’il contient effectivement le meilleur de ces langages. On l’accuse d’être géré par un compilateur encombrant, alors que sur la série 360/0S, le compilateur PL/I est le moins encombrant de tous les compilateurs. On le suspecte de produire un code résultant vaste et peu performant, alors qu’il offre la possibilité de choisir librement pour un encombrement mémoire réduit aux dépens de la vitesse d’exécution, ou inversement. Enfin et surtout, on en fait le cheval de bataille d’IBM (« passer à PL/I, c’est se lier à IBM ») alors que, d’une part, ce sont essentiellement les utilisateurs qui ont conçu PL/I (...), et que, d’autre part, Fortran était effectivement un produit IBM, ce qui n’empêcha personne de le copier. (...) PL/I acquiert ses lettres de noblesse dans l’université où, à l’abri des passions et des querelles, on commence à l’enseigner et à s’en servir (il est tellement plus simple d’enseigner un seul langage là où on devait en enseigner deux). En 1970, (...) ses utilisateurs sont satisfaits (le coût global d’une application, de la formation du programmeur à la maintenance du programme est singulièrement réduit avec PL/I) et leur nombre va sans cesse croissant. La plupart des constructeurs annoncent (...) qu’ils offriront un compilateur PL/I ».
Le lecteur pourra penser que l'auteur de ce texte, issu d'IBM, n'est pas objectif. Cet avis semble pourtant confirmé par des ouvrages postérieurs. En positif, PL/I a eu un grand nombre d’utilisateurs qui l’ont apprécié, en dépit des faiblesses de sa structuration manquant de bases théoriques, critique lancée par les universitaires qui lui préféraient l'Algol, un langage définit avant le PL/I, comme en témoigne les appellations Algol-58, Algol-60 (pour 1958 et 1960).