| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : (inconnu) | |
| Domaines : Médecine hospitalière | Sous-domaines : Médecine d'urgence | |
| Organisme : CHU-MGSM | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Caoutchouc, Métal, Plastique, Verre, Cuivre |
Description
Cet ingénieux respirateur porte les initiales des inventeurs français Rosenstiel, Pesty et Richard qui l'ont conçu en 1955. Ce caisson portatif peu encombrant, ne nécessitant d'autre force motrice et de sources d'air que celles fournies par des gaz comprimés dans des obus ou des circuits muraux, demandait des réglages assez fins et ne disposait d'aucune alarme, d'où de possibles accidents. Par ailleurs, il se décontaminait mal.
Comme l'Engström, le RPR était aussi équipé d'une valve de surpression, d'un spiromètre et, sur les modèles récents, d'une assistance expiratoire. Ses débitmètres-mélangeurs d'oxygène/protoxyde d'azote ont connu quelques pannes graves qui ont entrainé leur changement.
Utilisation
Il a d'abord été utilisé pour les transports d'insuffisants respiratoires puis en anesthésie et en réanimation pédiatrique. Le RPR a élevé le niveau de sécurité au bloc opératoire en contribuant par son usage à supprimer l'hypoventilation anesthésique ou chirurgicale.
Le RPR a été peu à peu remplacé dans les blocs soit par des respirateurs sophistiqués - et coûteux - plus ou moins informatisés, soit par des « machines d'anesthésie » disposant elles-mêmes de générateurs de volumes électroniques. Grâce à des réglages adéquats, le RPR pouvait délivrer les ventilations à fréquence rapide et petits volumes indiqués en néonatologie.
Cet objet provient de l'ancienne collection du service SAMU 38 du CHU-Grenoble, (chef de service Dr Philippe Menthonnex)