| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Gignoux | |
| Domaines : Médecine hospitalière | Sous-domaines : Ophtalmologie | |
| Organisme : CHU-MGSM | Ville : Saint-Etienne de Saint-Geoirs (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Laiton, Métal |
Description
Cet appareil de marque Gignoux est constitué d'un arc de cercle métallique gradué, positionné sur un trépied, avec deux bases jugulaires pour positionner chaque œil en position centrale. Il s'agit de dessiner l'espace tel qu'il est vu par un œil en situation de fixation de divers points ou objets se dessinant dans le lointain.
Les principes de cet examen ont été établis par Forster en 1857. Ils consistent à faire fixer un point central par l'œil à examiner, puis à le faire déplacer sur l'orbite d'un arc de tests. Il permet ainsi d'explorer l'espace tel qu'il est perçu par l'œil en position de fixation. Pour réaliser cet examen, Forster a inventé un appareil spécifique, appelé arc périphérique, adopté en France par Landolt dès les années 1860.
Utilisation
La mesure du champ visuel constitue un autre temps essentiel de l'examen ophtalmologique. Le relevé du champ visuel permet d'explorer la sensibilité rétinienne et la qualité fonctionnelle des voies optiques qui véhiculent l'information permettant la restitution de l'image perçue jusque dans le cerveau. Mais cet examen est délicat à obtenir, car les conditions d'analyse ne tolèrent aucune perturbation lumineuse extérieure. Il doit donc être pratiqué dans un noir quasi parfait.
Il est possible ensuite de reporter sur un espace graphique (c'est-à-dire sur un seul plan) les isoptères (c'est-à-dire lignes qui réunissent les positions où ont été perçus les tests de même intensité) ainsi explorés. Par ce procédé de positionnement manuel, on obtient en quelque sorte des courbes de niveau de la sensibilité rétinienne.