| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Thomson Houston | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electronique | |
| Organisme : Tedimage38 | Ville : Paris (Paris) | |
| Modèle : | Matériaux : Argent, Métal, Mica, Verre |
Description
Ce tube électronique Super Iconoscope - Eriscope fait partie des premiers tubes caméra de télévision. C'est un perfectionnement de l'iconoscope que Wladimir Zworykin a mis au point aux Etats Unis en 1933-34. Il fut appelé d'abord Image-Iconoscope, puis Super Iconoscope, puis Eriscope à la suite de ses différentes évolutions. Les perfectionnements furent introduits successivement par des entreprises anglaises, allemandes et américaines. Après la guerre de 1939-45, ce tube a été fabriqué en France conjointement par RVB Industrie et la Compagnie Française Thomson-Houston (CFTH) pour équiper les caméras de l'ORTF. Cet exemplaire date du début des années 1950. Il se présente comme deux cylindres de verre raccordés l'un à l'autre. Le premier cylindre, de 20cm de long, est en fait composé de 3 trois cylindres coaxiaux consécutifs de diamètres successifs 8cm, 5cm puis 11,5cm, ce dernier contenant la photocathode sur laquelle on projetait l'image optique et la cible sur laquelle l'image électrique était projetée. Le second cylindre est un canon à électron de 20cm de long raccordé à la base de la partie du tube contenant la cible.
Utilisation
Ce tube a été utilisé dans les caméras de télévision depuis 1937 jusqu'au début des années 1960. Il fut remplacé ensuite par le tube Vidicon, développé en 1950 par RCA, beaucoup plus petit et plus performant.
Le principe de l'iconoscope est de projeter une image à l'aide d'une optique sur une cible photoconductrice (voir schéma 1). La lumière provoque une modification locale de la photoconduction de la cible qui est lue par un faisceau d'électrons. Le perfectionnement du Super Iconoscope consiste à incorporer un étage de multiplication par une photocathode située à l'entrée du tube. La lumière absorbée par la photocathode crée une image électronique. Les photoélectrons générés sont accélérés et projetés par une optique électronique sur une cible en mica recouverte de magnésie (schéma 2). Par leur impact les photoélectrons arrachent à la cible des électrons secondaires captés par un anode. Ils laissent sur la cible une image électrique de charges positives qui est lue par le canon électronique. Le gain de sensibilité acquis (d'un facteur proche de 10) permet une réduction de l'éclairement de scènes à quelques 1000 lux, ce qui était bienvenu autant pour les acteurs que pour les éclairagistes.