| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Soieries artificielles de Lyon | |
| Domaines : Procédés industriels | Sous-domaines : Génie mécanique | |
| Organisme : Patrimoine des soieries artificielles de Lyon | Ville : Vaulx-en-Velin (Rhône) | |
| Modèle : | Matériaux : Carton, Coton |
Description
Ce carton, ou modèle pour métier à tisser, résulte de l'assemblage d'une série de 25 cartes perforées liaisonnées entre elles par des fils de coton. De fait, ces cartes, indissociables par fonction, peuvent être pliées et empilées sur elles-mêmes. Ce sont des bandes étroites d'assez forte épaisseur qui peuvent supporter le passage répété dans les machines à tisser mécaniques. Chaque trou constitue une instruction, c'est-à-dire autorise le mouvement de la pièce commandant le fil de chaîne qui, à cet endroit précis, contribuera à produire un motif. Pour le réaliser entièrement, les trous prépositionnés doivent être lus par la machine dans un ordre exact, autorisant la fabrication de motifs complexes, par exemple en décalé. Ces cartes jouent donc le rôle de support de programmation de motifs de tissage. Raison pour laquelle Joseph Marie Jacquard, son concepteur au tout début du XIXe siècle, est connu pour être à la fois l'inventeur de l'automatisation programmée, et en même temps l'un des précurseurs du tri de données sur cartes perforées, tel qu'il sera utilisé en électromécanique dans le courant du XXe siècle.
Utilisation
Ce carton, échantillon parmi des milliers d'autres, fut utilisé à Vaulx-en-Velin, en proche banlieue lyonnaise, dans une usine de soierie artificielle de la firme Soieries artificielles de Lyon, aussi appelée viscose, sur des machines énormes en acier, dont la Belle dormante constitue l'un des rares fleurons encore conservés. La viscose fit la réputation du tissage lyonnais lorsque la soie naturelle vint à manquer pour approvisionner le marché du prêt-à-porter, notamment à partir de 1930.
Son état présente une légère usure d'usage.