| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : D. Gesterner's | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electronique | |
| Organisme : ACONIT-PSC | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : N° 6 | Matériaux : Métal, Plastique, Tissu |
Description
Le duplicateur à alcool du fabricant D. Gesterner's est une machine entièrement mécanique et manuelle, improprement appelée ronéotypeuse. Il s'agit d'une machine à rouleaux et manivelle qui entraîne, par le biais d'un mécanisme d'engrenages, des feuilles de papier recevant le texte à dupliquer. Elle est constituée d'une planche en bois supérieure légèrement inclinée, sur laquelle sont posées les feuilles vierges à imprimer. Chaque feuille va ensuite passer entre les 2 rouleaux, sur l'un desquels a été placé la matrice à reproduire. L'encre est transférée aux endroits à reproduire sous l'action de l'alcool, qui joue ici le rôle de véhicule. Les feuilles imprimées ressortent à la base de l'appareil et doivent sécher quelques minutes avant manipulation. Pour des raisons de stabilité de l'ensemble durant les périodes de rotation de la manivelle, la machine est positionnée sur une base en fonte de masse importante.
La matrice à reproduire est généralement appelée stencil, sur lequel le texte à imprimer apparaît sous forme de caractères percés pour laisser passer l'encre.
Utilisation
Cet appareil permettant la duplication en nombre variable de documents, le plus souvent manuscrits a appartenu à l'imprimerie associative qui était installée dans les locaux du 12 rue Joseph Rey à Grenoble, avant que ne s'y installe l'association ACONIT. Du fait de sa simplicité d'emploi à partir de sources auto-produites, ce type d'appareils a souvent été utilisé, outre pour les entreprises, dans des contextes d'enseignement. Il y a été utilisé y compris à des degrés supérieurs, avant l'arrivée des moyens de duplication à tube, tels que les photocopieuses, puis l'impression numérique à la demande, couplée avec les ordinateurs personnels.
L'inconvénient principal de cette machine résidait essentiellement dans la fatigue physique des opérateurs à actionner la manivelle, ainsi que sa grande consommation d'alcool produisant des effluves.