| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : CNRS-CRTBT Centre de recherche sur les très basses températures, Grenoble ; fabrication interne ; GEG-Alsthom Alstom (ancienne denomination) | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electronique | |
| Organisme : CNRS-CRTBT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Acier, Acier inoxydable, Cuivre, Métal |
Description
Cet alternateur supraconducteur est constitué d'un bobinage cylindrique horizontal monté sur un axe de rotation fixé sur un bâti métallique.
Une tête de commande, additionnée d'un pupitre, comporte un ensemble de tubulures inox pour le passage des fluides cryogéniques, ainsi que des tubes en laiton supportant des prises étanches pour différentes mesures électriques (accessibles à gauche du dispositif).
Cette machine unique au monde est conçue comme un alternateur classique comportant un rotor (inducteur - seul visible sur les médias) et un stator (induit). A la différence des générateurs classiques, le rotor est ici constitué de fils supraconducteurs en alliage Nobium-Titane. Il doit donc être refroidit en permanence par de l'Hélium liquide à 4,2 K (-269°C).
Utilisation
Ce prototype fournit une puissance de 24 kVA. L'alternateur fabriqué par le CRTBT-CNRS, en collaboration avec la société GEC-Alsthom, est unique en son genre. Il a été couplé au réseau EDF et a fonctionné plusieurs années.
Il n'y a pas eu de suite industrielle car l'usage de matériaux supraconducteurs impose l'utilisation de fluides cryogéniques et de cryostats de fabrication trop complexe. L'avantage que procure la réduction considérable du volume de la machine à puissance égale par rapport à un alternateur classique est largement compensé par la complexité et le coût important du dispositif cryogénique.