| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Matra | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Télécommunication | |
| Organisme : ESTEL | Ville : Lyon (Rhône) | |
| Modèle : Visage | Matériaux : Plastique, Verre, Cuivre |
Description
Le matériel constituant le Visiophone visage de Matra se présente sous la forme d'un coffret plat (unité centrale) surmonté d'une visu intégrant une caméra logicielle placée à droite de l'écran.
La voie de transmission utilisée est le RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services) avec un "accès primaire" à 2 fois 64 kbits. Le support physique d'époque du réseau est encore le câble téléphonique chez l'abonné, le câble coaxial ou les faisceaux hertziens dans le réseau général. Étudié en collaboration avec le CNET (Centre National d’Études en Télécommunication), le codage de la vidéo est assuré par un "système propriétaire" qui ne sera pas normalisé. Les logiciels de compression et transmission utilisés par cette machine ne sont pas identifiés.
Dès 1971, le CNET et Matra imaginent un usage initial pour le secteur des entreprises, devant être suivi par une utilisation personnelle à domicile. Son coût unitaire estimé à l'époque était équivalent à 325 euros, avec un abonnement mensuel de 3,35 euro. Les premières applications commerciales de visiophonie n’apparaîtront qu’en 1984. EDF, entreprise nationale, a été équipée de quelques postes dans le but de tester le système entre deux bureaux d'études situés à Lyon et à Paris, mais celui-ci, de l'avis des utilisateurs, est jugé ni performant, ni pratique.
Utilisation
Le matériel provenant du bureau d'étude EDF de Lyon est destiné à permettre des visiocommunications téléphoniques entre responsables . Un dispositif annexe (non retrouvé) permettait, durant la session, la télétransmission de documents ou de photos.
Ce matériel est à rapprocher des prototypes Omnishare de chez HP conservés à l'ACONIT. Tous deux tentent de répondre aux mêmes objectifs par des voies technologiques similaires. Mais ici, la réponse technologique se place dans le cadre d'un réseau d'entreprise interne à EDF. Bien que chronologiquement antérieur, ce système semble plus s'appuyer sur la part de traitement informatique et est résolument orienté sur la vidéo, la transmission de document étant annexe.