| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : G. Boulitte | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electricité | |
| Organisme : Electricité | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Fonte, Laiton, Plastique |
Description
Cet enregistreur à bande Boulitte a la particularité d'être équipé d'un mouvement d'horlogerie pour permettre un enregistrement d'une grande régularité. Il est constitué d'un socle en fonte noir accueillant sur le côté un corps d'horlogerie, une bobine centrale et des tiges de fixation périphériques.
Le corps d'horlogerie, contenu dans un boîtier, est muni d'une clé pour remonter le mécanisme et lancer le mouvement. Ce boîtier est surmonté d'un régulateur de Pickering protégé par un cylindre translucide en celluloïd. Ce système entraîne par l'intermédiaire d'un axe de transmission la rotation de la bobine.
Les quatre tiges en laiton permettant de fixer des enregistreurs sont disposées en amont de la bobine enregistreuse.
Utilisation
L'enregistreur à bande Boulitte s'utilisait en combinaison d'un - ou plusieurs - autre(s) instrument(s), par exemple un voltmètre. Cet autre instrument était relié à un inscripteur fixé au socle de l'enregistreur à bande. Ainsi, les variations d'une mesure (par exemple d'une tension) étaient gravées dans la bande enfumée simultanément aux marques du temps.
Cet instrument a appartenu à l’ENSIEG - École nationale supérieure d'ingénieurs électriciens de Grenoble, fondée en 1908 rue Félix Viallet (centre ville). Suite au déménagement de l'école vers le nouveau campus de Saint Martin d'Hères dans les années 1970, il a été recueilli par un professeur de l'IUT1 de Grenoble. Ce professeur l'a présenté durant quelques années à ses étudiants lors des TP d'électricité afin de leur montrer un système de marquage du temps, en regard du principe des oscilloscopes.