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Équipement de mesure Hystérésimètre à aimant permanent

 Fiche N°872
Période de fabrication : 1900-1924
 Fabricant : Carpentier
Domaines : Physique
 Sous-domaines : Magnétisme
Organisme : Electromagnétisme
 Ville : Grenoble (Isère)
Modèle :
 Matériaux : Fer, Laiton, Verre, Acajou

Description

L'hystérésimètre Blondel-Carpentier est composé d’un aimant permanent en forme de U fixé sur un socle. Le socle repose sur trois pieds et est muni d’une manivelle.
L’aimant est surmonté d’un disque en laiton, gradué de 0 à 360°, protégé par une plaque de verre. Il présente un orifice en son centre. Un axe vertical vient s’insérer dans cet orifice. Cet axe porte le matériau à tester (préalablement découpé en anneaux) ainsi qu'un ressort de rappel dont la torsion entraîne une aiguille pointant vers les graduations.
L’actionnement de la manivelle engendre une rotation de l’aimant permanent autour de l’axe vertical. À chaque tour de l'aimant, le matériau à tester passe par un cycle complet d'aimantation. Au cours de ce cycle, une dépense d'énergie occasionnée par le phénomène d'hystérésis produit un couple qui tend à entraîner l'échantillon. Cependant, le mouvement est compensé par le ressort fixé à l'arbre vertical du support. La torsion de ce ressort, indiquée sur le cadran gradué, donne la mesure de l'hystérésis.


Utilisation

Le fer est un matériau ferromagnétique ; ce qui veut dire qu’il peut être aimanté en lui appliquant un champ magnétique externe. Lorsque ce champ est coupé, il garde des traces d’aimantation : c’est la rémanence, signe de l’hystérésis magnétique. Lorsque ce matériau est de nouveau aimanté, une certaine quantité d’énergie est dégradée et c’est ce que mesure l’hystérésimètre. Un fer de qualité doit avoir le minimum d’hystérésis afin de limiter l’énergie dégradée.
Selon le catalogue de son constructeur, l’hystérésimètre Blondel-Carpentier « a pour but l’essai industriel du fer du point de vue de l’hystérésis » (voir extrait du catalogue en média).
L’origine et l’utilisation de cet appareil ne sont pas connues. Il a peut-être appartenu à l’institut électrotechnique de Grenoble, fondé en 1900, et servi à des démonstrations pédagogiques.


 



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