| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Electronique | |
| Organisme : Société anonyme des machines électrostatiques | Ville : Grenoble-Meylan (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
Titre traduit : Documents for the partial transfer of activity from Sames to AID
Ce lot de documents sur l'histoire de l'entreprise Sames contient des documents commerciaux historiques de l'activité de cette entreprise spécialisée dans un premier temps dans la fabrication d'appareils scientifiques de haute fréquence, puis dans la peinture électrostatique.
- 1942 : l'équipe du physicien Louis Néel se replie de Strasbourg sur Grenoble ; il est accompagné de Noël Félici, normalien : le magnétisme devient la physique des champs électriques (selon les équations de Maxwell, le champ électrique est perpendiculaire au champ magnétique, dans le vide) ; puis développement en puissance vers les champs magnétiques intenses ;
- 1945 : le CNRS crée le laboratoire d'électrostatique et de la physique du métal, qui consacre les besoins en activités industrielles en haute tensions continues ;
- 1947 : création de Sames, avec licence exclusive d'exploitation des recherches du CNRS et aide matérielle de l'université de Grenoble ;
les ateliers sont situés au 46 rue Félix Viallet, soit sur le site historique de l'INP-G ; l'ensemble des locaux seront regroupés sur la ZIRST de Meylan en 1972 ;
- les machines-outils d'usinage proviennent des réquisitions en Allemagne au titre de réparation des dommages de guerre.
Utilisation
Au début, l'entreprise produit des générateurs électriques haute tension, sans applications ciblées ; mais rapidement, l'application aux peintures et poudres s'impose comme le vecteur commercial le plus efficace. Première utilisation : poudrage et sulfatage de produits agricoles (Ets Truffaut), puis des allumeurs pour l'automobile en 1950.
A la même époque sont nés les premiers chantiers de peinture électrostatique. Sames va sophistiquer un procédé d'électrification des peintures venu des Etats-Unis à partir de ses générateurs et pistolets à tête rotative. Mais il faut attendre 1958 pour voir la technique passer à l'échelle industrielle. Dans les années 1960 à 1963, les buses fixes à jet Vortex (brevet anglais) sont associées au système de pulvérisation pneumatique et à l'effet électrostatique. Puis, à la fin des années 1970, l'activité de maintenance du parc de machines existant a en partie été transférée, pour permettre l'expansion du volet commercial de l'activité peinture électrostatique.