| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Magnétisme | |
| Organisme : CNRS-CRTBT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
La succession des rapports d'activité du Centre de recherche sur les très basses températures (CRTBT du CNRS, aujourd'hui intégré à l'Institut Néel) reflète les recherches menées sur une décennie dans le domaine des dispositifs médicaux à base d'aimant supraconducteur.
Six rapports échelonnés entre 1977 et 1988 détaillent les étapes de la recherche et les acteurs concernés. Alim Louis Benabid, du CHU de Grenoble, est le principal demandeur, conjointement avec deux collègues du CHU de Créteil. Un dispositif, appelé Sonde médicale, est alors défini pour obtenir un guide cathéter intravasculaire neurochirurgical. M. Till, alors en DEA, calcule et réalise l'aimant dès 1977, puis le cryostat à l'hélium liquide en 1978. Ce travail est supervisé par Albert Lacaze, alors directeur du Centre de recherche, d'où le nom de prototype Benabid-Lacaze encore utilisé aujourd'hui pour désigner cet appareil.
Les supraconducteurs permettent de grands gradients de champs magnétiques. Les paramètres de l'aimant (gradient entre 0,5 et 7 teslas par mètre à 50 ampères) et du cryostat rapide et peu consommateur sont détaillés. Le matériau utilisé pour les têtes magnétiques (samarium, cobalt) est choisi pour sa forte aimantation.
La deuxième partie de l'étude s'est ensuite réorientée vers l'injection de substances médicamenteuses guidées par cathéters, opérations suivies par une système de visualisation insensible au champ magnétique (traitement des cancers).
Utilisation
Le but du projet est précisé : guider au moyen d'un aimant supraconducteur des cathéters munis d'une tête magnétique à l'intérieur de vaisseaux sanguins en neurochirurgie. Des expérimentations animalières sur les artères digestives et cervicales (notamment pour le traitement des fistules) ont été entreprises avec cet appareil. Ils ont montré l'importance de disposer en complément d'un système de visualisation aux rayons X à deux dimensions pour le suivi des opérations à l'intérieur des organismes vivants.
Le support propose un degré de liberté de rotation autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de l'aimant. Cependant, la géométrie initiale est jugée peu compatible avec la pratique au sein d'un bloc opératoire.