| Période de fabrication : 1850-1874 | Fabricant : Bréguet ; Breguet | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Télécommunication | |
| Organisme : Université de Lorraine | Ville : Vandoeuvre | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Métal |
Description
Cet appareil construit par Bréguet est un récepteur télégraphique à deux indicateurs de signaux, dit système Chappe. Il en existe un modèle similaire au Musée des Arts et Métiers, à Paris.
Le télégraphe optique est mis au point par Claude Chappe en 1792. C'est un dispositif à bras articulé posté sur des tours, visible de loin, lié à un système de codage. Les stations espacées d'une dizaine de kilomètres transmettaient des messages dans le contexte troublé de la Révolution française.
Mais le système, qui ne pouvait fonctionner la nuit ou quand la visibilité était mauvaise, est concurrencé par d'autres inventions : le savant François Arago (1786-1853) parvient, au début des années 1840, à convaincre le gouvernement d'adopter le télégraphe électrique au détriment du télégraphe optique.
Alphonse Foy, administrateur en chef des lignes télégraphiques, impose un appareil électrique reproduisant visuellement en miniature les signaux du système Chappe.
Mais, outre des difficultés techniques inhérentes à son exploitation, ce télégraphe ne comporte que deux pièces mobiles (les indicateurs) au lieu de trois dans le télégraphe optique (le régulateur et les indicateurs).
Il ne permet donc de reproduire que la moitié des signaux du vocabulaire Chappe, qui cesse finalement d'être utilisé, cédant la place à un autre code (basé sur la correspondance entre les positions des indicateurs et l'alphabet).
L'adoption du système de Samuel Morse en 1854 provoque l'abandon progressif de ces appareils, ne les réservant plus qu'à la transmission des dépêches du gouvernement exigeant le secret.
Utilisation
Ce récepteur a vraisemblablement été utilisé à la Faculté des Sciences de Nancy au cours du XIXème siècle.