| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Jules Richard ; Jules Richard ; Louis Ponse | |
| Domaines : Sciences humaines et sociales | Sous-domaines : | |
| Organisme : Musée d'ethnographie de l'Université de Bordeaux | Ville : Bordeaux | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Métal, Verre, Fer |
Description
Ce Stéréoscope de table est conçu par l'industriel Jules Richard, auteur d'un brevet de "perfectionnement dans les stéréoscopes", permettant de charger les stéréogrammes au format du Vérascope. Il est daté de 1905. Il s'agit d'un don au musée, effectué par un certain Dr Matignon.
De style Napoléon III et en acajou verni, il dispose de gros oculaires avec réglage par bouton latéral en métal peint.
Son système de chaînes tournantes peut contenir jusqu’à 90 plaques photographiques, actionnées par deux boutons latéraux.
Un volet articulé sur le sommet permet d’accéder à l’intérieur du stéréoscope. Contrairement au stéréoscope Legault (MEB.001), il ne dispose pas de miroir et la structure de ses chaînes tournantes diffère.
Le dispositif permet d’observer des photographies en relief de la ville de Moukden et des troupes mobilisées à l'occasion d'une bataille décisive de la guerre russo-japonaise, s'étant déroulée du 20 février au 10 mars 1905 en Mandchourie.
Une clé située sur un côté du stéréoscope, permet de l'ouvrir ou d'en verrouiller l'accès. A l’arrière, au-dessus de la plaque de verre, se trouve une petite étiquette dont le contenu n’est plus lisible.
Sur le devant, deux cartouches mentionnent qu’il s’agit d’un vérascope Richard, et que le comptoir photographique de Louis Ponse, alors situé au 5 rue Judaïque, à Bordeaux, a collaboré.
Sur le devant, des inscriptions figurent sur un papier déchiré et quasi-illisible, maintenu par son scotch d’époque.
Une étiquette, accrochée à un bouton latéral, indique "1040", peut être un ancien numéro d'inventaire interne.
Utilisation
Ce stéréoscope est acquis, avec ses plaques photographiques de verre, au moment de l’ouverture de l'ancien musée d'ethnographie, en 1894.
Il s'agit de l'un des stéréoscopes alors disposés près des fenêtres de la galerie principale du musée, à intervalle régulier. Leur but est pédagogique et révèle les innovations des dispositifs optique à oculaires depuis la deuxième moitié du XIXe siècle.
Paul Louis Lemaire, secrétaire de la "Faculté de médecine et de pharmacie", et premier conservateur, assure la gestion du musée jusqu'à sa mort en 1915.
Des clichés de la galerie principale attestent la présence des stéréoscopes au moins jusqu'au début des années 1920 (Voir les photographies du Journal de Médecine de Bordeaux, n°18, 20 Septembre 1923).
Actuellement, ce stéréoscope et quelques autres à l'état de conservation variable, sont entreposés dans les réserves du nouveau musée d'ethnographie.